La directrice générale de la société technologique Quantum Vertex, Suzanne Tumba Kanku, a pris part, mercredi 4 mars à Kinshasa, à une série de consultations stratégiques réunissant plusieurs institutions publiques impliquées dans la mise en œuvre du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », une initiative destinée à soutenir l’entrepreneuriat des jeunes en République démocratique du Congo.
Ces échanges ont été convoqués par le Ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Maître Justin Kalumba Mwana-Ngongo, dans le cadre des travaux préparatoires qui visent à structurer les mécanismes opérationnels et financiers du programme.
La première séance de travail a notamment réuni les membres du gouvernement concernés avec le directeur général du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Les discussions ont porté sur les modalités pratiques de la participation de cette institution financière au programme présidentiel, en particulier à travers des mécanismes de financement destinés à accompagner les initiatives entrepreneuriales portées par les jeunes.

Au cœur des échanges figurait la contribution du FPI, envisagée sous la forme d’un financement remboursable équivalant à 10 % des fonds de subvention mobilisés. Ce mécanisme vise à instaurer un dispositif de financement structuré et responsable, orienté vers la consolidation et la pérennisation des projets développés par les jeunes entrepreneurs congolais.
Les consultations se sont poursuivies avec une délégation de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), conduite par son président du Conseil d’administration, Armand Ciamala Kanyinda. Les discussions ont porté sur les dispositifs réglementaires susceptibles de garantir une mise en œuvre efficace du programme, en cohérence avec la vision des autorités congolaises en matière de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

Parmi les pistes examinées figure notamment la mise en place de mécanismes favorables aux entreprises locales, à travers l’introduction de clauses de préférence nationale ainsi que l’instauration de quotas obligatoires de sous-traitance, destinés à faciliter l’accès des PME congolaises aux marchés publics et privés.
Les consultations ont également impliqué l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), avec la participation de son directeur général, Miguel Kashal. Les échanges ont principalement porté sur les perspectives de mobilisation de ressources financières susceptibles de soutenir la mise en œuvre du programme.
Parmi les options évoquées figure la possibilité d’une rétrocession de 0,5 % du budget de l’ARSP afin de contribuer au financement des initiatives entrepreneuriales des jeunes, dans une logique de renforcement des mécanismes nationaux de promotion de l’entrepreneuriat.