La Coalition Le Congo N’est Pas À Vendre (CNPAV) a réagi aux informations relayées dans la presse concernant le refus de participation de certaines personnalités à la 2ᵉ édition du Prix Kanyaka. L’organisation affirme « prendre acte » de ces décisions individuelles, tout en réaffirmant la vocation non compétitive et citoyenne de cette initiative dédiée à la promotion de l’intégrité publique.
Dans une mise au point rendue publique lundi, le CNPAV précise que le Prix Kanyaka « n’est ni un concours ni un espace de promotion individuelle », mais une plateforme de sensibilisation visant à encourager et valoriser les initiatives contribuant à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Cette réaction intervient alors que Jules Alingete et Florimond Muteba, deux figures emblématiques de la lutte contre la prédation financière, ont décliné leur nomination. Les deux personnalités ont exprimé des réserves sur la crédibilité et l’objectivité du processus de sélection, dans des prises de position largement relayées sur les réseaux sociaux.
Un processus basé sur la participation citoyenne
Face aux critiques, le CNPAV insiste sur le caractère participatif du Prix. Selon l’organisation, les nominés sont proposés et désignés directement par les citoyens à travers des sondages et consultations organisés à l’échelle nationale, sans intervention dans la sélection finale.
Les candidatures retenues sont ensuite soumises à un double mécanisme d’évaluation :
- un vote du public ;
- l’examen d’un jury indépendant composé de personnalités issues de la société civile, reconnues pour leur intégrité.
« Le Prix reflète exclusivement les contributions et les opinions exprimées par les citoyens », souligne la coalition, qui insiste sur la transparence du processus.
Reconnaître l’engagement plutôt que classer les acteurs
Le CNPAV rappelle que les personnalités nominées le sont pour avoir contribué à révéler ou combattre des cas de corruption, parfois au péril de leur position. « Sans leurs interventions, plusieurs faits n’auraient pas été portés à la connaissance du public », indique l’organisation.
Au-delà de la désignation de lauréats par catégorie, toutes les personnes nominées reçoivent, selon les organisateurs, une marque de reconnaissance pour leur engagement en faveur de l’intégrité publique.
Lors de la première édition, plusieurs institutions et personnalités — dont l’Inspection générale des finances (IGF), le Lycée Liziba ou encore Navy Malela — avaient accepté cette distinction.
Une cérémonie maintenue à Kinshasa
Malgré ces défections, le CNPAV confirme la tenue de la cérémonie officielle le 27 mars 2026 à Kinshasa. L’événement, qui sera diffusé en direct sur les réseaux sociaux et via des médias partenaires, comprendra la présentation des finalistes, la remise des prix ainsi que des interventions de plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la gouvernance publique.
À travers cette initiative, la coalition dit vouloir « renforcer l’engagement citoyen contre la corruption » et encourager une mobilisation plus large autour des valeurs d’intégrité et de responsabilité.
« Le Prix Kanyaka est une arme citoyenne contre la corruption et un outil de valorisation de l’intégrité », affirme le comité de pilotage du CNPAV, qui assure poursuivre ses actions « au bénéfice du peuple congolais ».