La République démocratique du Congo (RDC) devrait rester l’économie la plus dynamique d’Afrique centrale en 2026, avec une croissance projetée de 5,6 %, après 5,5 % estimés en 2025. C’est ce qui ressort du rapport Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique 2026 (MEO), publié par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) le 30 mars 2026 à Abidjan, dont une copie a été consultée par DosEco.
Cette progression, indique le rapport, s’explique par la montée en puissance de la production minière, à travers l’extension de sites existants et la mise en service de nouvelles mines, mais aussi par les grands chantiers d’infrastructure qui y sont liés. La réhabilitation de la section congolaise du corridor de Lobito figure parmi les projets structurants mentionnés.
« Cette croissance vigoureuse est soutenue par une augmentation de la production minière due à l’expansion des sites existants et à la mise en service de nouvelles mines, ainsi qu’à la montée en puissance des projets d’infrastructure associés, tels que la réhabilitation de la section du corridor de Lobito située en République démocratique du Congo », précise le rapport.
La BAD relève toutefois que, malgré cette dynamique, la RDC figure parmi les pays affectés par des conflits armés. Le rapport indique que certains de ces États, dont la RDC, ont enregistré des rebonds post-crise sans parvenir à inscrire durablement cette reprise dans le temps, ce qui invite à nuancer l’optimisme entourant ces projections.
À l’échelle du continent, la croissance moyenne du PIB réel africain est estimée à 4,2 % en 2025, contre 3,5 % en 2024, avant de s’établir à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027. Le rapport note que 32 pays sur 54 ont enregistré une amélioration de leurs performances en 2025, et que l’Afrique pourrait compter 12 des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde en 2026.
DosEco