Le gouvernement congolais, par le truchement du ministère de la Communication et des Médias, a annoncé la mise en œuvre, à compter d’avril 2026, d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers relevant des mécanismes migratoires des États-Unis d’Amérique.
Cette initiative, explique le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’inscrit dans un cadre défini conjointement avec Washington, dans le respect de la souveraineté nationale en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers sur le territoire national, ainsi que des engagements internationaux et régionaux de Kinshasa en matière de protection des droits des migrants.
Sur le plan financier, le gouvernement congolais précise qu’aucune charge ne sera supportée par le Trésor public. L’ensemble de la prise en charge logistique et technique incombera au gouvernement américain, à travers des structures spécialisées dans les mouvements de personnes à travers le monde.
Les sites d’accueil ont été retenus dans la ville-province de Kinshasa, afin de garantir un suivi administratif, sécuritaire et humanitaire efficace. Le gouvernement indique que les dispositions nécessaires ont été prises concernant les infrastructures d’accueil et les modalités d’encadrement.
Kinshasa tient par ailleurs à circonscrire la portée du dispositif. Le gouvernement souligne que ce séjour n’a pas vocation à se transformer en mécanisme d’installation durable sur le territoire national et qu’aucun transfert automatique n’est prévu. Chaque situation fera l’objet d’un examen individuel, conformément aux lois de la République et aux exigences de sécurité nationale.
Les autorités congolaises affirment conserver la pleine maîtrise des décisions relatives à l’admission, aux conditions de séjour, au contrôle, au retrait du statut temporaire ainsi qu’aux mécanismes de retour ou d’éloignement des personnes concernées, dans le respect des garanties juridictionnelles prévues par la législation nationale.
Dans la foulée, le gouvernement a réaffirmé que cette initiative ne constitue « ni un mécanisme de relocalisation permanente ni une externalisation de politiques migratoires », mais s’inscrit dans un cadre maîtrisé, conduit dans le respect de la souveraineté nationale et des impératifs de sécurité intérieure.
DosEco