Le gouvernement congolais envisage de plafonner le nombre de cartes SIM par individu dans le cadre des mesures d’urgence destinées à endiguer la criminalité qui sévit dans la capitale, Kinshasa.
Au cours de la 86e réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 avril 2026, le vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, a informé le Conseil de la tenue d’une séance de travail réunissant les responsables des services de sécurité, le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique (PT-NTIC), l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), ainsi que les opérateurs de télécommunications.
Les analyses conduites lors de cette réunion ont mis en évidence le recours massif aux services de télécommunications par les auteurs d’actes criminels.
Quatre mesures d’urgence adoptées
Dans l’attente de la mise en œuvre effective du fichier national d’identification, le gouvernement a jugé indispensable d’adopter des mesures pragmatiques et immédiatement applicables. Quatre axes ont ainsi été retenus : le renforcement des exigences d’identification pour l’acquisition de cartes SIM ; le plafonnement du nombre de cartes SIM par individu ; l’élaboration d’une stratégie nationale de relance de la campagne d’identification et de sensibilisation des abonnés, y compris en zones rurales ; ainsi que la définition de dispositions spécifiques relatives à l’identification des abonnés étrangers.
Ces mesures d’urgence ont été adoptées par le Conseil des ministres dans le but de renforcer le contrôle de l’usage des services de télécommunications dans la lutte contre la criminalité à Kinshasa.
Prince OKENDE