Dans le cadre des mesures engagées par le gouvernement pour sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a effectué une mission au Nigeria, où il s’est entretenu avec plusieurs acteurs majeurs des secteurs industriel et financier africains.
Dangote, piste privilégiée pour un approvisionnement direct
Au centre de cette mission figure une rencontre avec Aliko Dangote, président du groupe éponyme et propriétaire de la plus grande raffinerie d’Afrique, située à Lagos. Les deux parties ont examiné la possibilité d’un approvisionnement direct du marché congolais en produits pétroliers raffinés, une option que Kinshasa entend explorer afin de réduire sa dépendance à un circuit unique d’importation.
Cette démarche vise à diversifier les sources d’approvisionnement de la RDC, à renforcer sa capacité d’anticipation face aux fluctuations du marché international et à améliorer la régularité des livraisons sur l’ensemble du territoire national.

UBA sollicité pour structurer le financement des importations
En parallèle, Daniel Mukoko Samba a échangé avec Oliver Alawuba, directeur général du groupe United Bank for Africa (UBA), ainsi qu’avec Tony Elumelu, président du même groupe, autour de la mise en place de mécanismes de financement adaptés aux importations de produits pétroliers.
Les discussions ont porté sur la mobilisation des ressources nécessaires, la sécurisation des flux financiers et des transactions liées à ces opérations, ainsi que sur la continuité des approvisionnements dans un contexte international encore marqué par des tensions sur les marchés de l’énergie. Présent dans une vingtaine de pays africains, UBA figure parmi les rares groupes bancaires panafricains disposant à la fois de l’assise financière et de l’ancrage régional susceptibles de répondre à des besoins de cette ampleur.

En travaillant à la fois sur la diversification des sources d’approvisionnement et sur les mécanismes de leur financement, le gouvernement congolais cherche à agir simultanément sur les deux maillons les plus fragiles de la chaîne d’importation des hydrocarbures. La RDC, dont le secteur pétrolier aval demeure fortement tributaire des importations, fait face à des tensions récurrentes sur la disponibilité des carburants, notamment à Kinshasa et dans les provinces enclavées.
DEL