De retour de Washington, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu, ce lundi 20 avril, une délégation de l’Association des exportateurs de cacao-café de la RDC (AECC-RDC), conduite par son président national, Benjamin Kakule Munzenda.
Au cours de cette rencontre, ce membre du gouvernement a annoncé plusieurs avancées enregistrées dont la suppression de la taxe de 10 dollars par tonne de cacao exporté depuis la province de l’Ituri, qualifiée de « taxe toxique » par les opérateurs de la filière.
Pour les exportateurs, cette mesure devrait améliorer directement la rentabilité des opérations dans une région où la filière cacao connaît une progression soutenue.
Séance tenante, le ministre du Commerce extérieur a également fait le point sur les démarches diplomatiques engagées face aux exigences de l’Union européenne en matière de déforestation. Ces réglementations, mises en œuvre progressivement, conditionnent l’accès au marché européen à la présentation de preuves de traçabilité et de non-déforestation. Selon Julien Paluku, les efforts menés par la RDC visent à sécuriser les débouchés commerciaux du cacao congolais face à ces nouvelles contraintes.
Vers une certification nationale
Sur la question de la certification, le ministre a indiqué avoir obtenu des assurances quant à un appui américain destiné à former des experts congolais. L’objectif affiché est de réduire la dépendance du pays vis-à-vis d’opérateurs étrangers dans ce domaine, une situation jugée à la fois inefficace et propice à la fraude.
Conformément aux engagements pris devant l’Assemblée nationale le 8 avril dernier, Julien Paluku a annoncé l’organisation prochaine d’une grande séance de sensibilisation dans l’Est du pays, destinée à accompagner les producteurs dans cette nouvelle dynamique.
DosEco