Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a été auditionné ce jeudi 4 juin par la Commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée nationale afin de faire le point sur l’application des mécanismes légaux de redistribution des revenus miniers au profit des communautés locales.
Les échanges ont mis en évidence plusieurs zones d’ombre, au point que les députés ont décidé de convoquer à nouveau le ministre dans un délai de quarante-huit heures. Devant les élus nationaux, Louis Watum Kabamba a détaillé le fonctionnement des trois principaux instruments de redistribution prévus par le Code minier : la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des sociétés minières destinée au développement communautaire, les cahiers des charges de responsabilité sociétale des entreprises ainsi que la redevance minière.
Selon les données présentées par le membre du gouvernement, ces mécanismes ont permis de financer plusieurs secteurs dans les zones d’exploitation minière, notamment l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, les infrastructures communautaires, l’agriculture, l’énergie et la formation professionnelle. Toutefois, aucun chiffre consolidé n’a été communiqué pour permettre d’en évaluer l’impact réel.
Le ministre a également dressé un état des lieux des réformes en cours dans le secteur minier, exposé les difficultés rencontrées dans leur mise en œuvre et présenté les mesures envisagées pour renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources extractives.
Préparer l’après-mine
Louis Watum Kabamba a par ailleurs abordé les perspectives à moyen et à long terme du secteur, notamment les réflexions engagées autour de l’après-mine, c’est-à-dire la capacité des territoires miniers à développer une activité économique durable une fois les ressources épuisées.
Conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le ministre des Mines devra comparaître à nouveau devant la Commission dans un délai de quarante-huit heures afin d’apporter des précisions sur les questions restées en suspens lors de cette première audition.
Prince OKENDE