Vodacom Congo entend renforcer son rôle dans le développement des infrastructures énergétiques à travers le déploiement de solutions solaires destinées à alimenter ses installations télécoms. Cette vision a été présentée mardi 16 juin par Hervé Lusilao Nsuka, directeur régional de Vodacom Congo pour le Katanga, lors d’une session organisée en prélude à la DRC Mining Week 2026.
De son avis, l’entreprise exploite un vaste réseau national dont une grande partie est implantée dans des zones rurales où l’accès à l’électricité reste limité et peu fiable. Cette réalité a conduit l’opérateur à investir progressivement dans des solutions énergétiques alternatives.
« Depuis plusieurs années, Vodacom Congo déploie des infrastructures alimentées par l’énergie solaire. Aujourd’hui, près de 900 sites Vodacom fonctionnent grâce à l’énergie solaire à travers le pays », a-t-il déclaré.
Pour le responsable de Vodacom Congo, cette expérience a permis à l’entreprise de développer une expertise dans la gestion énergétique d’infrastructures critiques, notamment à travers des systèmes hybrides, la supervision à distance et l’optimisation de la consommation énergétique.
Dans cette dynamique, Vodacom Congo a noué un partenariat stratégique avec Orange en vue du déploiement de jusqu’à 2 000 stations de base alimentées à l’énergie solaire.
« Notre partenariat stratégique avec Orange visant le déploiement de jusqu’à 2 000 stations de base alimentées à l’énergie solaire démontre que la collaboration entre acteurs privés peut concilier performance économique, innovation technologique et durabilité environnementale », a souligné Hervé Lusilao Nsuka.
Au-delà de la question de l’approvisionnement en énergie, l’intervenant a insisté sur l’importance croissante des technologies numériques dans la gestion des réseaux énergétiques modernes.
« L’avenir de la RDC ne dépend pas uniquement des mégawatts supplémentaires. Il dépend également de notre capacité collective à rendre les réseaux plus intelligents, plus résilients et plus accessibles grâce à l’énergie et au numérique », a-t-il affirmé.
Le directeur régional de Vodacom Congo pour le Katanga pense que la modernisation du secteur énergétique passe également par l’utilisation des données, de l’automatisation, de l’Internet des objets et des plateformes numériques permettant d’améliorer l’efficacité des infrastructures.
Évoquant le contexte du Katanga, il a rappelé que le secteur minier, principal moteur économique de la région, a besoin d’une énergie disponible, fiable et prévisible pour soutenir sa croissance. Les communautés locales, a-t-il ajouté, doivent également bénéficier d’un meilleur accès à l’électricité afin d’améliorer leurs conditions de vie.
Pour relever ces défis, Hervé Lusilao Nsuka estime que les investissements futurs devront porter simultanément sur trois axes : la production d’énergie, les infrastructures de transport et de distribution ainsi que les infrastructures numériques nécessaires au pilotage et à la sécurisation des réseaux. Il a par ailleurs appelé au renforcement des partenariats entre les pouvoirs publics, les investisseurs, les opérateurs énergétiques, les entreprises technologiques et les institutions financières.
« Aucune organisation ne peut relever seule ce défi. Les succès passeront nécessairement par des partenariats solides entre le gouvernement, les investisseurs, les opérateurs énergétiques, les entreprises technologiques et les institutions financières », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, le Senior Executive Head du Katanga de Vodacom Congo a estimé que la RDC dispose des ressources nécessaires pour devenir une puissance énergétique majeure en Afrique. Selon lui, l’énergie et la connectivité constituent des leviers essentiels pour accompagner cette transformation et soutenir le développement économique du pays.
Dostin Eugène LUANGE, depuis Lubumbashi