En sa qualité de sponsor de la 21e édition de la DRC Mining Week, qui se tient cette semaine à Lubumbashi, Marie-Chantal Kaninda, présidente de Glencore RDC et du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), a consacré son intervention à la dimension humaine et éthique des activités du groupe, présent en RDC à travers KCC et Mutanda Mining (MUMI).
D’emblée, la dirigeante a martelé sur la place de l’emploi local dans la stratégie du groupe.
« Chez Glencore, nos employés sont notre plus grande richesse. Nous sommes fiers que 98 % de notre main-d’œuvre soit composée de ressortissants congolais, y compris une forte représentation au sein de la direction », a-t-elle affirmé.
Le développement des minéraux critiques, pense-t-elle, doit également contribuer à valoriser les compétences nationales et à générer un progrès socio-économique durable. Cette vision s’étend également à l’après-mine.

Marie-Chantal Kaninda a mis en relief les programmes de développement des entreprises (EDP), destinés à encourager l’entrepreneuriat local, renforcer les capacités et soutenir les communautés après la fermeture des sites miniers.
« Un succès durable et résilient ne peut être atteint que si ceux qui gèrent les mines s’investissent véritablement dans l’avenir du pays », a-t-elle déclaré. Le groupe affirme également accompagner plusieurs initiatives structurantes, notamment le projet Inga, dans le cadre de ses engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
La responsable de Glencore RDC a par ailleurs insisté sur les efforts de conformité du groupe. Selon elle, KCC et MUMI sont toutes deux certifiées par la Responsible Minerals Initiative (RMI) et ont obtenu la conformité totale du Copper Mark à l’issue d’une évaluation portant sur 33 critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ces certifications, largement reconnues dans l’industrie minière, visent à promouvoir des pratiques responsables et transparentes tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
« Ces certifications reflètent notre engagement sans faille en faveur d’une traçabilité totale, d’une plus grande transparence et d’une production responsable — des éléments essentiels pour instaurer la confiance et la crédibilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement mondiale », a-t-elle souligné.
Pour Marie-Chantal Kaninda, ces standards revêtent une importance particulière dans un contexte de forte croissance de la demande mondiale en cuivre et en cobalt, portée notamment par la transition énergétique, la mobilité électrique et les nouvelles technologies.
De son avis, la traçabilité et la transparence constituent dorénavant des critères essentiels pour attirer les investissements et renforcer la confiance des marchés dans les minéraux produits en RDC.
Prince OKENDE