À l’occasion de la deuxième édition des Journées scientifiques organisée par l’Assemblée nationale, consacrée au thème « L’accroissement des recettes de l’État : innovations, stratégies et résultats », la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO) a plaidé jeudi 18 juin, pour une réforme de l’approche fiscale en faveur des PME.
Représentée par son administratrice, Suzanne Tumba Kanku, ce patronat a appelé à la mise en place d’un système fiscal mieux adapté aux réalités des entreprises formelles.
« La COPEMECO ne demande pas des faveurs. Nous plaidons pour une fiscalité juste, prévisible et efficace. Une fiscalité juste où la charge n’est pas concentrée uniquement sur les entreprises formelles. Une fiscalité prévisible permettant de planifier les investissements. Une fiscalité efficace où les ressources sont collectées et utilisées de manière transparente. », a déclaré Madame Suzanne Tumba Kanku.

Pour la COPEMECO, l’enjeu est de permettre aux entreprises de créer davantage de richesse avant d’en tirer des recettes fiscales. Suzanne Tumba Kanku a résumé cette approche à travers une métaphore :
« Créer de la richesse avant de chercher à la taxer, c’est comprendre que la poule aux œufs d’or a besoin d’être nourrie avant de pondre. Les PME et TPE congolaises sont prêtes à contribuer à l’accroissement des recettes de l’État. Ce que nous demandons, c’est une fiscalité qui reconnaisse nos réalités et nos contraintes. »
À travers ce plaidoyer, la confédération met en garde contre un système qui ferait peser l’essentiel de l’effort fiscal sur les entreprises déjà formalisées. Selon elle, l’élargissement de l’assiette fiscale passe aussi par un accompagnement accru des PME et des très petites entreprises.
Ce message rejoint les discussions des Journées scientifiques de Kinshasa, axées sur l’amélioration de la mobilisation des recettes publiques. Pour la COPEMECO, la performance fiscale à long terme dépend également de la capacité de l’économie nationale à renforcer et développer son tissu entrepreneurial.

La confédération appelle ainsi les pouvoirs publics à trouver un équilibre entre mobilisation des recettes et soutien au secteur privé, estimant que la formalisation progressive des entreprises constitue une condition essentielle pour élargir durablement l’assiette fiscale.