La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné lundi 28 juillet à Kinshasa le coup d’envoi officiel de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), en présence des autorités scolaires au Collège Don Bosco de Masina, dans l’est de la capitale.
Cette édition 2025 est empreinte par une innovation majeure : la mise en service de la plateforme numérique www.diplome.cd, qui permet dorénavant la délivrance de diplômes d’État sécurisés et infalsifiables grâce à la technologie blockchain.
« La fraude aux diplômes est un fléau que nous avons décidé d’éradiquer », a déclaré la ministre, soulignant que cette nouvelle plateforme rendra chaque diplôme traçable, disponible à vie et vérifiable instantanément via un QR code sécurisé. Une première en République démocratique du Congo, qui positionne le pays comme pionnier de l’intégration de la blockchain dans la certification académique en Afrique centrale.
Outre cette innovation, Raïssa Malu a également annoncé la généralisation de l’approche par les situations à partir de l’année scolaire 2025-2026. Cette méthode pédagogique, axée sur le développement de compétences pratiques, vise à remplacer l’apprentissage par cœur au profit d’une éducation plus adaptée à la réalité socio-économique du pays.
La session 2025 voit également la numérisation des inscriptions aux examens officiels et l’introduction de S-Note Manager, un outil d’intelligence artificielle conçu pour assister les correcteurs dans l’évaluation des copies et la standardisation des notations.
Cette automatisation partielle devrait permettre de réduire les erreurs humaines et d’accélérer la publication des résultats.
Plus d’un million d’élèves finalistes participent cette année à l’Examen d’État, répartis dans 3.165 centres à travers le pays, ainsi que dans treize centres à l’étranger. Une mobilisation qui, selon la ministre, nécessite une refondation du système éducatif autour des valeurs d’équité, d’intégrité et de modernité.
Dans son message aux finalistes, Raïssa Malu a mis en relief l’importance des valeurs de la nouvelle citoyenneté : responsabilité, persévérance, respect des règles et engagement pour le bien commun. « L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation, c’est aussi un acte civique, une épreuve de vérité », a-t-elle affirmé.
Avec cette série de réformes, le gouvernement congolais entend renforcer la crédibilité de son système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale.