En juillet 2025, les services d’assiettes de la République démocratique du Congo ont mobilisé plus de 3.216,4 milliards de CDF, soit environ 1,09 milliard de dollars américains.
Ce montant dépasse les prévisions initiales de 3.167,2 milliards de CDF, affichant un taux de réalisation impressionnant de 101,6 %, selon la note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo (BCC).
Cette performance est en grande partie attribuée au recouvrement du deuxième acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits pour l’exercice fiscal 2025. La Direction générale des impôts (DGI) a été le principal contributeur, ayant mobilisé 2.115,7 milliards de CDF. Elle est suivie par la Direction générale des douanes et accises (DGDA) avec 622,9 milliards de CDF, et la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD) à 442,9 milliards de CDF.
État des dépenses publiques
Du côté des dépenses, l’État a exécuté un total de 3.630,1 milliards de CDF, légèrement en dessous des prévisions mensuelles de 3.633,3 milliards, affichant un taux d’exécution de 99,9 %. Les dépenses courantes ont atteint 2.232,4 milliards de CDF, dominées par les salaires des agents et fonctionnaires de l’État (1.113,5 milliards de CDF), les frais de fonctionnement des institutions et ministères (491,8 milliards) ainsi que les subventions (247,8 milliards). Les dépenses en capital, quant à elles, se sont élevées à 478,3 milliards de CDF.
Au cumul annuel, la situation financière de l’État au 31 juillet 2025 révèle un déficit de 2.565,9 milliards de CDF, avec des recettes totalisant 16.626,6 milliards de CDF et des dépenses atteignant 19.192,5 milliards.
Sur les sept premiers mois de l’année, les recettes de l’État ont atteint près de 60 % des prévisions budgétaires fixées à 27.195,6 milliards de CDF dans la loi de finances rectificative.
Enfin, la balance des opérations financières de l’État affiche un déficit de trésorerie de 413,6 milliards de CDF, inférieur au déficit programmé de 466,1 milliards, grâce à des ressources provenant d’émissions de titres publics et d’appuis budgétaires.
Célestin KAZADI