En marge des travaux de la TICAD9, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a eu, jeudi 21 août, des échanges avec Yōji Mutō, le ministre japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie. Les entretiens entre les deux hommes d’État ont porté sur la coopération entre Tokyo et Kinshasa.
À l’issue de ces échanges avec son homologue japonais, le ministre de l’Économie nationale de la RDC n’a pas caché sa joie d’apprendre que la République démocratique du Congo a été retirée de la liste des pays non éligibles aux crédits japonais.
« Le nom de la RDC ne figure plus sur la liste des pays non éligibles aux crédits japonais. C’est ce qui permet aujourd’hui que la coopération économique ne soit pas limitée à des montants modestes au titre de l’aide au développement, mais que la porte s’ouvre pour que les entreprises japonaises puissent participer à de grands projets, comme le projet Inga et d’autres projets actuellement en cours d’élaboration », a souligné Daniel Mukoko Samba.
À propos du retrait de la RDC de la liste noire des pays non éligibles aux crédits japonais, qui constitue un signal économique fort, Daniel Mukoko Samba a précisé que les efforts ont été fournis par la RDC, notamment grâce à l’effacement de la dette, mais aussi à l’amélioration des conditions macroéconomiques par le gouvernement congolais.
Pour lui, « le retrait de la RDC de la liste des pays non éligibles aux crédits japonais ouvre la voie à de nouvelles opportunités de financement et de coopération économique entre le Japon et la RDC, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et du développement économique ».
Cette décision pourrait considérablement faciliter l’accès de la République démocratique du Congo à des capitaux japonais pour des projets de développement essentiels, stimulant ainsi la croissance économique et la réduction de la pauvreté.
Parlant de la coopération entre le Japon et la RDC, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, a résumé les entretiens qu’il a eus avec son homologue japonais en ces termes :
« Nous avons essentiellement parlé de la nécessité de renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique entre nos deux pays. Bien que le volume des échanges soit appréciable, nous regrettons le fait qu’il n’y ait pas d’entreprises japonaises installées en RDC. Quelques start-up se sont installées chez nous, mais nous souhaitons voir revenir les grandes entreprises. À cet effet, nous avons convenu de la nécessité d’engager des négociations pour un accord de promotion et de protection des investissements qui devrait offrir le cadre approprié pour ces entreprises japonaises dont nous souhaitons le retour en RDC. »
Notons, en outre, que le Japon a déjà marqué ses empreintes en RDC à travers quelques édifices de grande valeur, notamment le pont OEBK (long de 722 mètres), basé à Matadi dans le Kongo-Central, et le boulevard Congo-Japon (ex-Poids Lourds), situé au quartier Kingabwa, commune de Limete, à Kinshasa.