La Banque centrale du Congo (BCC) procédera, à partir du 15 septembre, à l’actualisation progressive du taux de change appliqué à la réserve obligatoire cristallisée en décembre 2021, conformément à l’article 9 de l’Instruction n°10 relative à la constitution de la réserve obligatoire signée le 15 octobre 2024.
Dans un courrier adressé à la présidente de l’Association congolaise des banques (ACB) le 21 août, le gouverneur de la BCC André Wameso a expliqué que cette mesure vise à combler l’écart créé par le maintien d’un taux de 1.999,9 CDF pour un dollar, alors que le marché des changes a fortement évolué depuis.
“J’ai l’avantage de vous informer que, lors des trois prochaines notifications de la réserve obligatoire, la Banque Centrale du Congo procédera à l’actualisation successive du taux de change appliqué à la réserve obligatoire cristallisée en décembre 2021, conformément à l’article 9, alinéa 2 de l’Instruction n°10 relative à la constitution de la réserve obligatoire signée en date du 15 octobre 2024”, a écrit le gouverneur André Wameso.
L’opération se déroulera en trois étapes : du 15 septembre au 14 octobre 2025 sur la base du cours indicatif du 27 juillet 2023 (2.402,72 CDF/USD), du 15 octobre au 14 novembre 2025 sur celui du 26 janvier 2024 (2.710,87 CDF/USD), puis du 15 novembre au 14 décembre 2025 sur le cours indicatif du dernier jour d’octobre 2025.
À la fin de ce processus, l’actualisation sera faite automatiquement au moment de chaque notification, conformément à l’Instruction n°10 sus-évoquée.
Cette décision s’inscrit dans la vision du nouveau gouverneur de la BCC, qui met un accent particulier sur la transparence et la discipline monétaire afin de restaurer la confiance des acteurs financiers. En alignant progressivement le taux de la réserve obligatoire sur les réalités du marché, l’institution cherche à réduire les distorsions qui fragilisent la gestion de la liquidité bancaire et à favoriser une meilleure prévisibilité pour les opérateurs économiques.
Par ailleurs, cette réforme s’intègre dans une politique plus large de stabilisation macroéconomique, qui vise non seulement à renforcer la crédibilité de la monnaie nationale, mais aussi à soutenir la mobilisation de l’épargne domestique. À travers cette démarche graduelle et maîtrisée, le gouverneur Wameso confirme sa volonté de faire de la Banque centrale un acteur proactif et rigoureux dans la régulation du système financier congolais.
Dostin Eugène LUANGE