Le ministère des Finances a annoncé mardi 26 août, le déblocage de 51 millions de dollars destinés à accélérer les travaux de voirie dans la capitale, Kinshasa.
C’était au cours d’une réunion conjointe avec le ministère des Infrastructures tenue au Centre de Congrès de Kinshasa. Selon le ministère des Finances, 20 millions de dollars restent encore disponibles dans la trésorerie publique, tandis que de nouveaux décaissements sont attendus dans les prochains jours pour financer les chantiers prioritaires.
Parmi les projets en cours figurent les travaux d’urgence engagés après les pluies d’avril, le curage des collecteurs, la lutte antiérosive — pour laquelle 15 millions de dollars sont en cours de décaissement — ainsi que la modernisation de plusieurs artères stratégiques de la ville.
Le Bureau central de coordination (BCECO) supervise près de 37 millions de dollars de projets, dont la réhabilitation des routes autour du Grand Marché, 27 km de voirie en rénovation, le projet dit des « trois communes » et 115 km de routes en béton armé déjà financés.
Le gouvernement prévoit également l’acquisition urgente de draglines pour faciliter le curage des émissaires et l’écoulement des eaux vers le fleuve. Les autorités insistent sur la nécessité d’une meilleure coordination interinstitutionnelle, du lancement de travaux de nuit et d’un suivi renforcé des chantiers.
Lors de la réunion du conseil des ministres du 22 août, Félix Tshisekedi a demandé au ministre des Finances Doudou Fwamba d’accélérer le déblocage des fonds destinés aux travaux d’urgence à Kinshasa, afin de prévenir de nouvelles inondations meurtrières.
À défaut, a-t-il précisé, le gouvernement coure le risque de revivre des catastrophes pourtant évitables, ce qui exposerait les concitoyens à de nouvelles pertes en vies humaines et matérielles et mettrait en cause la crédibilité de notre action.
Félix Tshisekedi a prévu de convoquer dans les prochains jours une réunion d’évaluation sur ce dossier, réunissant les membres du gouvernement mais aussi tous les autres services techniques concernés.
Célestin KAZADI