La mobilisation des recettes depuis l’avènement du Gouvernement Suminwa II était au cœur d’une entrevue organisée mercredi 3 septembre par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, avec les directeurs généraux des régies financières de la RDC.
Il était question d’évaluer la mobilisation des recettes du mois d’août 2025 et de planifier les stratégies pour atteindre les prévisions annuelles. Selon le ministère des Finances, la situation des recettes réalisées au mois d’août 2025 s’élève à 1.955,6 milliards de CDF, représentant 103 % par rapport aux prévisions mensuelles fixées à 1.901,2 milliards de CDF. Cette situation se reflète ainsi sur les régies financières :
- DGDA : 634,5 milliards de CDF sur les prévisions de 606 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 105 % ;
- DGI : 970,8 milliards de CDF sur les prévisions de 899,1 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 108 % ;
- DGRAD : 350,2 milliards de CDF sur les prévisions de 396 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 88 %.
Le gap à mobiliser d’ici fin décembre reste conséquent : 10.239,7 milliards de CDF, répartis entre la DGI (5.782,5 milliards de CDF), la DGDA (2.354,9 milliards de CDF) et la DGRAD (2.102,3 milliards de CDF).
Dans son intervention, le ministre des Finances a mis en relief la nécessité d’accélérer les réformes fiscales et parafiscales afin de consolider ces acquis. Il a notamment souligné l’importance de la digitalisation des procédures, y compris dans le secteur judiciaire, avec l’extension du système Logirad de la DGRAD ; la réforme de la facture normalisée, où la TVA constitue un pilier essentiel ; et l’actualisation du plan stratégique de mobilisation des recettes autour de plusieurs axes, notamment : l’élargissement de l’assiette et du répertoire des contribuables, l’amélioration du contrôle et du recouvrement, la lutte contre la fraude fiscale, la simplification des procédures, l’informatisation des procédures et des services, le renforcement de la performance des régies et la rationalisation des dépenses fiscales.
Pour le ministre des Finances, la mobilisation des recettes n’est pas seulement une exigence budgétaire, mais également un levier de croissance économique et de création d’externalités positives pour le pays. La réussite de cette démarche suppose une discipline accrue, une meilleure gouvernance et l’engagement de toutes les régies financières.
Cette séance de travail a permis d’évaluer l’évolution des recettes et de rappeler les priorités, dont la digitalisation des procédures dans le secteur judiciaire à travers l’extension du système Logirad de la DGRAD, les réformes fiscales et parafiscales, et l’actualisation du plan stratégique de mobilisation, conformément à la volonté du Gouvernement.
Prince OKENDE