Le Chef de l’État Félix Tshisekedi tient à l’impératif d’une gestion rigoureuse, transparente et responsable des deniers publics. Lors de la 58ème réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 12 septembre à la cité de l’Union Africaine, il a appelé les membres du gouvernement à un sursaut de responsabilité individuelle et collective.
Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de rompre avec toute logique de consommation automatique des crédits publics, selon le compte rendu de la réunion fait par le ministre Augustin Kibasa Maliba, qui fait office de porte-parole du gouvernement en déplacement.
“La gestion des crédits publics doit désormais rompre avec toute logique de consommation automatique. Elle doit se traduire par des dépenses intelligentes, pertinentes, porteuses d’un pacte réel sur les priorités nationales et génératrices de résultats tangibles pour nos populations. L’argent public n’est pas une ressource inépuisable”, a déclaré Félix Tshisekedi.
De son avis,” l’argent public constitue un patrimoine commun que nous devons protéger, optimiser et investir exclusivement au service de la transformation sociale et économique de notre pays”.
Néanmoins, des rapports lui parvenus relèvent la lenteur persistante qui continue d’affecter la chaîne de la dépense. Pour y remédier, il a instruit le vice-premier ministre en charge du Budget Adolphe Muzito ainsi que le ministre des Finances de mettre en place un mécanisme conjoint, permanent et opérationnel de liquidation et de paiement.
Ce dispositif doit être bâti sur la disponibilité réelle de la trésorerie, garantir la célérité du traitement des dépenses et assurer une transparence et une traçabilité irréprochables à chaque étape.
Le Chef de l’État attend de cette initiative non seulement une fluidité accrue de la chaîne de la dépense publique, mais également une responsabilisation renforcée de l’ensemble des ordonnateurs et gestionnaires. « La discipline budgétaire, la rigueur de gestion et la redevabilité vis-à-vis de la nation doivent devenir des réflexes incontournables et partagés par tous, a-t-il insisté.
Au cours de cette réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a rappelé sa communication faite lors de la cinquante-quatrième réunion du Conseil des ministres où il a tenu à réaffirmer que l’impératif d’une gestion rigoureuse, transparente et responsable des deniers publics ne relève pas d’un choix, mais d’un devoir républicain incontournable.
Car, a-t-il fait savoir, la crédibilité de l’État, la bonne marche de l’action du gouvernement et la confiance de nos concitoyens en leurs institutions en dépendent directement. C’est pourquoi il a appelé chacun des membres du gouvernement à un sursaut de responsabilité individuelle et collective.
Dostin Eugène LUANGE