La dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) demeure soutenable, nonobstant une progression enregistrée ces dernières années. C’est ce qu’a indiqué mardi la Direction générale de la dette publique (DGDP), un service du ministère des Finances dans un communiqué consulté par DosEco.
À fin juin 2025, le stock de la dette s’élevait à 13,1 milliards de dollars, dont 9 milliards pour la dette extérieure et 4,1 milliards pour la dette intérieure. En intégrant les créances de la Banque centrale du Congo (BCC) sur le Trésor public, estimées à 1,4 milliard, l’encours total atteint 14,5 milliards de dollars, précise la DGDP.
La hausse de la dette extérieure s’explique principalement par la mise en œuvre des programmes de réformes menés en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI), visant à soutenir l’investissement, la résilience économique et les priorités sociales. La dette intérieure, elle, a été gonflée par le développement du marché des titres publics et par la réévaluation, après audit, des avances consenties par la BCC.
Malgré cette progression, les autorités soulignent que le taux d’endettement demeure faible. À fin juin, il représentait 17,9 % du PIB, un niveau largement en deçà du critère de convergence de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), fixé à 60 %.
Les agences de notation Standard & Poor’s et Moody’s attribuent respectivement à la RDC la note « B- » et « B3 », toutes deux assorties de perspectives stables. Ces évaluations « reflètent l’affermissement de la confiance des marchés et des partenaires dans la trajectoire macroéconomique et budgétaire du pays », estime la DGDP.
Selon une analyse conjointe du FMI et de la Banque mondiale en juillet 2025, la dette extérieure congolaise, composée essentiellement de prêts concessionnels, présente un risque faible de refinancement. Le gouvernement affirme ainsi disposer de marges importantes pour financer son programme d’actions 2024-2028.
En 2010, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), la dette extérieure de la RDC avait été réduite à 3,26 milliards de dollars. Quinze ans plus tard, elle s’établit à environ 9 milliards.

