Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a exhorté, mardi 23 septembre, la communauté internationale à adopter des sanctions ciblées et effectives contre les trafiquants de ressources naturelles, accusés d’alimenter les conflits armés en Afrique centrale.
S’exprimant à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le Chef de l’État congolais a dénoncé « le lien toxique entre rentes minières et financement de groupes armés non étatiques », appelant à une « approche intégrée » pour y mettre fin.
Parmi les mesures préconisées, il a cité l’harmonisation des règles de diligence raisonnable et de traçabilité « de la mine au consommateur », la transparence totale des chaînes d’approvisionnement, la mise en place de mécanismes de contrôle indépendants, ainsi qu’une coopération accrue entre autorités douanières, judiciaires et financières.
« Seules des sanctions ciblées et effectives contre les trafiquants et leurs réseaux de facilitation, combinées à une lutte résolue contre la corruption, permettront de rompre ce cycle », a déclaré Félix Tshisekedi.
Il a assuré que la RDC entend promouvoir une gouvernance exemplaire de ses minerais stratégiques, afin de garantir une exploitation conforme aux principes du développement durable, de la souveraineté économique et du bien-être des populations.
Félix Tshisekedi a également souligné que la dimension des droits humains, la justice transitionnelle et les agendas « Femmes, Paix et Sécurité » ainsi que « Jeunesse, Paix et Sécurité » restaient « indissociables » de cette action.
Leur prise en compte effective est la condition d’une paix juste, durable et inclusive, a-t-il laissé entendre.
DEL