Dans le cadre de la 4e édition du Débat africain de l’Intelligence Économique qui se déroule jeudi 25 septembre à Kinshasa, Maître Yannick Yemba Olela a exhorté les Congolais à participer massivement dans le secteur de la sous-traitance minière.
Intervenant sur le sous-thème « Secteur minier et la sous-traitance minière », ce juriste a fustigé l’absence des Congolais dans ledit secteur, chose qui, selon lui, ouvre malheureusement la voie à une occupation étrangère.
« Il n’y a pas assez de Congolais qui veulent travailler dans le secteur de la sous-traitance. Ce qui fait que beaucoup de sociétés font recours à la main-d’œuvre étrangère. Nous devons donc réfléchir sur la sous-traitance afin d’apporter des solutions capables de pallier ce secteur », a-t-il déclaré.Ce paneliste s’appuie sur les textes du nouveau code minier promulgué en 2018 pour justifier son argumentaire.
« Le code minier a été en partie influencé par la loi numéro 17/001 du 8 février 2017 et complété par la loi minière de 2018, qui exige que la majorité des activités de sous-traitance soit réservée aux entreprises à capitaux majoritairement congolais. L’objectif est de promouvoir les entreprises nationales, de créer de l’emploi et de favoriser l’émergence d’une classe moyenne congolaise », a-t-il laissé entendre.
La préconisation de la loi reste le souhait de Yannick Yemba Olela. Celle-ci stipule que « les entreprises de droit congolais soient les seules autorisées à être sous-traitantes, et toute entreprise étrangère doit se constituer en société de droit congolais pour réaliser ces contrats ».
Toutefois, il reste persuadé que le respect du cahier des charges sera une solution.
« Les sociétés étrangères doivent respecter le cahier des charges. Le cahier des charges doit répondre aux besoins de la population. La communauté locale doit être impliquée, car c’est elle qui subit l’impact de l’exploitation minière », conclut-il.
Guillaume MAVUDILA