Le gouvernement congolais a dégagé une marge mensuelle de plus de 15 millions de dollars grâce à une réduction de 30 % du train de vie des institutions, a annoncé lundi le ministre des Finances, Doudou Fwamba.
« Le resserrement de la politique monétaire et budgétaire, en réduisant de 30 % les consommations des institutions en 2025, a permis au gouvernement d’enregistrer une marge de plus de 15 millions de USD chaque mois, pouvant ainsi contribuer aux investissements des grands travaux pour l’intérêt de la population », a déclaré M. Doudou Fwamba, ministre des Finances.
En collaborant avec le Fonds Monétaire International (FMI), explique ce membre du gouvernement, l’objectif était d’atteindre un déficit budgétaire de 0,8% du PIB, mais contrairement à la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo, le déficit a été creusé à plus de 1,6% du PIB.
Doudou Fwamba a fait savoir qu’après la mise en œuvre d’une politique budgétaire cohérente et sa coordination avec la politique monétaire, mise en œuvre par la Banque centrale, la monnaie locale est restée stable pendant plus de 15 mois.
« Aujourd’hui, nous avons une économie robuste, avec un taux de croissance de plus de 6,5 % en 2024, alors qu’il a été projeté par le Fonds Monétaire International un taux de croissance de 6 % »,a- t- il dit.
Pour le Ministre des Finances, malgré que la RDC soit considérée parmi les meilleures économies moyennes en Afrique subsaharienne, cela doit être transposé dans le quotidien de la population, par des politiques structurelles, pour transformer l’offre intérieure, et produire des biens qui peuvent être consommés par la population.
I/T: paiements en procédure d’urgence operées suite à la situation sécuritaire de l’est
Dans la foulée, l’argentier national a fait savoir que des avancées ont été faites sur le paiement et les dépenses en procédure d’urgence. Bien que le taux soit resté élevé, cela est dû à la situation sécuritaire à l’est du pays.
Il a indiqué, que dans le cadre du nouveau programme avec le FMI, des engagements ont été pris.
« Seules les dépenses à caractère sécuritaire et les déplacements des chefs des institutions (présidence de la République, Première ministre, président de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la Cour constitutionnelle, du Conseil supérieur de la magistrature) peuvent être pris en procédure d’urgence », a- t- il precisé, tout en indiquant que les dettes intérieures et les dépenses d’investissement ne sont plus concernées par la procédure d’urgence.