Les services d’assiettes de la République démocratique du Congo ont mobilisé 18.159,2 milliards de CDF au 19 septembre 2025, soit un taux de réalisation de 103,8%, contre une prévision de 17.494,3 milliards de CDF.
Selon la Banque centrale du Congo, qui livre l’information dans sa note de conjoncture économique consultée par DosEco, les performances des régies financières ont été dominées par la Direction Générale des Impôts (DGI), notamment avec 10.638,7 milliards de CDF des recettes, soit un bonus de 34,3% par rapport à la programmation.
« Les recettes tirées de la parafiscalité sous l’encadrement de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, dominiales et de participations (DGRAD) ont été collectées en dépassement de 1,1% par rapport à leurs prévisions, en s’établissant à 3.157,7 milliards de CDF », précise la BCC.
Dans le même chapitre, une moins-value de 5,9%, soit 4.362,8 milliards de CDF, a été enregistrée par rapport aux recettes douanières et accises mobilisées par la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
Évolution des dépenses publiques
Les dépenses de l’État, établies à 21.869,2 milliards de CDF, à en croire la même note de la BCC, ont été exécutées à 105,6% par rapport aux prévisions fixées à 20.710,3 milliards de CDF. Comparativement à la situation de 2024, les dépenses effectuées à la même période ont été chiffrées à 16.883,7 milliards de CDF, soit une hausse de 29,5%.
Cette situation est soutenue par l’expansion des dépenses exceptionnelles d’ordre sécuritaire et humanitaire, et le dédoublement de la masse salariale, explique la Banque centrale.
Les dépenses en capital ont atteint 1.926,0 milliards de CDF, soit la totalité du montant prévisionnel, alors que les dépenses courantes, de leur côté, ont totalisé 13.443,7 milliards de CDF.
« Elles sont constituées essentiellement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État, chiffrés à 7.736,0 milliards de CDF, des frais de fonctionnement des institutions et ministères évalués à 2.689,5 milliards et des subventions estimées à 2.050,8 milliards », apprend-on dans ce document.
Guillaume MAVUDILA