Le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité Molendo Sakombi, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics John Banza et le directeur général de la Société Nationale d’Électricité (SNEL SA) Teddy Lwamba à la tête d’une forte délégation, ont visité, jeudi 2 octobre 2025, le site de Mitendi, où des pylônes de très haute tension sont menacés par la tête d’érosion de Madikita, dans la commune de Mont-Ngafula.
Cet outil de transport de l’énergie électrique compte 3 lignes principales, dont celle de 400 kilovolts qui part de la centrale hydroélectrique d’Inga en direction du poste de Kimwenza, où elle est exploitée en 220 kilovolts et la ligne de 132 kilovolts, issue de la centrale hydroélectrique de Zongo 2, qui alimente les postes de Mitendi et Badiadingi.
Les ingénieurs sur place ont alerté sur le danger permanent qui guette cette partie de Kinshasa, car 2 tiers de la ville risquent de plonger dans le noir une fois que ce site s’écroule. C’est ainsi qu’ils évoquent la nécessité d’entamer les travaux le plus tôt possible.

En réponse à cette situation inquiétante, des travaux ont été lancés officiellement le même jour, avec une durée estimée à six mois.
« Ces travaux consisteront en la stabilisation des berges, la canalisation des eaux de ruissellement et la réhabilitation des zones déjà touchées. Le Gouvernement a assuré que toutes les dispositions seront prises pour sécuriser les infrastructures électriques et protéger les populations locales », apprend-t-on des sources de la SNEL.

Avec sa délégation, le directeur général Teddy Lwamba a, pour la circonstance, effectué un déplacement dans une carrière située à proximité, où un autre pylône est également menacé. Là encore, des études sont annoncées dans le but de lutter efficacement contre les risques auxquels sont confrontés les infrastructures électriques de la capitale.
Guillaume MAVUDILA