Le ministre des Mines Louis Watum a démantelé un réseau de ressortissants chinois exploitant illicitement de l’or sur la concession de Kibali Gold Mines, dans le village de Gatanga à Durba situé dans le territoire de Watsa, dans le Haut-Uélé lors de sa visite d’inspection effectuée dimanche 5 octobre sur plusieurs sites miniers.
Selon les constatations faites sur place, ces exploitants illégaux opéraient sans aucun titre minier ni autorisation légale de séjour pour exercer dans le secteur minier, en violation flagrante du Code minier et de son Règlement. Ils avaient aménagé leurs propres routes et barrières, à l’insu de l’Office des Routes et de l’OVD, empêchant tout contrôle de l’État.
Sur les sites clandestins, des engins lourds travaillaient jour et nuit, creusant le sol congolais dans une exploitation industrielle sauvage : aucune taxe payée, aucun respect de l’environnement, et des travailleurs congolais soumis à des conditions proches de l’esclavage.

Face à ce scandale, le ministre des Mines a ordonné : l’arrestation immédiate des auteurs de cette exploitation illégale, avec le soutien du Gouverneur et des députés nationaux présents sur le terrain ; la saisie de tous les engins et matériels utilisés illicitement ; l’arrêt total des activités sur les sites concernés.
Cette opération a été saluée unanimement par le gouverneur du Haut-Uélé, les députés nationaux et le Conseil provincial de sécurité, qui y voient un signal fort en faveur de la légalité, de la bonne gouvernance et de la protection des ressources nationales.

« L’exploitation minière doit profiter au peuple congolais, pas aux hors-la-loi », a martelé le ministre Watum, tout en soulignant sa détermination à rétablir l’ordre, la transparence et la souveraineté de l’État dans tout le secteur minier congolais.
Depuis les airs, les images sont saisissantes : des cratères béants, des engins abandonnés, et des millions de dollars en fuite. Autant de preuves que la République démocratique du Congo perdait ses richesses dans le silence complice de l’illégalité.
P. OKENDE