Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a demandé vendredi 17 octobre au Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, ainsi qu’à d’autres ministres sectoriels, de mettre en place un mécanisme de suivi rigoureux pour s’assurer que l’appréciation du franc congolais se traduise concrètement dans le panier de la ménagère.
Selon le compte rendu du 63e réunion du Conseil des ministres fait par le ministre Jean-Lucien Bussa, qui faisait office du porte-parole du gouvernement, le chef de l’État a martelé sur la nécessité de garantir la transparence et la véracité des prix sur les marchés, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de prévenir toute dérive spéculative susceptible d’alimenter l’inflation.
« Le président a instruit les ministres concernés à renforcer la surveillance, la traçabilité et la transparence dans les circuits d’approvisionnement et de distribution, de manière à assurer une stricte correspondance entre les coûts réels et les prix appliqués sur les marchés intérieurs. Une attention particulière devra être portée aux produits de première nécessité », rapporte le compte rendu du conseil des ministres.
Les opérateurs économiques reconnus coupables de pratiques spéculatives ou abusives devront être sanctionnés conformément à la loi. Parallèlement, le gouvernement prévoit d’intensifier la communication économique nationale afin d’informer régulièrement la population sur les prix de référence des produits essentiels et d’encourager les citoyens à signaler toute variation injustifiée.
Félix Tshisekedi a dénoncé les « pratiques opportunistes, ententes illicites et manipulations spéculatives » qui, selon lui, minent la transparence des marchés et sapent la confiance du peuple dans les institutions publiques. Il a rappelé que la stabilité monétaire conquise devait se refléter dans la vie quotidienne et contribuer à améliorer le bien-être de la population.
La Banque centrale du Congo a été appelée à renforcer ses mécanismes de contrôle et de supervision afin d’assurer l’application effective du taux de change officiel sur tout le territoire. Ces efforts conjoints devraient, selon le gouvernement, consolider la discipline monétaire et la stabilité macroéconomique du pays.
Dostin Eugène LUANGE