Le Fonds Monétaire International (FMI) et le Gouvernement congolais sont parvenus à un accord pour la conclusion de la revue de leur programme économique, lors d’une réunion tenue mercredi à la Primature, sous la présidence du Vice-premier ministre en charge des Transports, des Voies de Communication et du Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.
Cet accord au niveau des services concernés sera soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI en décembre 2025. Une fois approuvé par cette instance, la République Démocratique du Congo pourra bénéficier d’un appui budgétaire du FMI, couplé à un appui à la balance des paiements, au titre du programme FEC d’une part et du programme RST d’autre part.
Il s’agit d’un montant d’environ 280 millions USD pour l’appui budgétaire (FEC + RST) et de 120 millions USD d’appui à la balance des paiements destiné à renforcer les réserves de change, soit un décaissement total estimé à 400 millions USD.
Nonobstant un environnement économique et sécuritaire complexe, cette institution de Bretton Woods a salué les performances macroéconomiques de la RDC. Elle a relevé la résilience de l’économie congolaise, avec des perspectives de croissance soutenue.
« Nous avons noté que le contexte sécuritaire et économique demeure difficile, mais malgré ces conditions, l’économie est restée résiliente avec un taux de croissance qui pourrait être envisagé à plus de 5 % en 2025 comme en 2026 », a indiqué Calixte Ahokpossi.
Le chef de mission du FMI pour la RDC a également souligné les progrès en matière de discipline budgétaire. « Au niveau budgétaire, malgré les difficultés, il y a eu des efforts qui ont été faits au niveau des recettes, ainsi que pour contrôler les dépenses, afin de rester dans une certaine marge, dans un certain équilibre », a-t-il ajouté.
Les réformes structurelles progressent avec des perspectives de mise en œuvre concrète
Les critères de performance du programme soutenu par le FMI ont été globalement remplis. Les discussions ont également porté sur l’avancement des réformes structurelles, notamment dans la gestion des finances publiques. Une réforme majeure concernant la déconcentration de l’ordonnancement dans les ministères pilotes devrait être opérationnelle début 2026.
« Pour nous, la gouvernance est un élément très important sur lequel nous insistons. D’ailleurs, les réformes qui sont dans le programme, y compris sur la gestion des finances publiques, contribuent à la transparence dans la gestion des ressources », a insisté M. Ahokpossi.
Sur la base de ces conclusions, l’accord trouvé au niveau des services du FMI va maintenant être soumis à la Direction Générale de cette institution de Bretton Woods, avant un examen final par son Conseil d’administration pour approbation définitive.
Dostin Eugène LUANGE