La République démocratique du Congo (RDC) et le Burundi ont signé dimanche 16 novembre à Kinshasa, un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération dans le secteur agricole, en présence des présidents Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye, a annoncé la présidence congolaise.
Le document a été paraphé à la Cité de l’Union africaine par les membres des deux gouvernements en charge de l’Agriculture, à l’issue d’une rencontre bilatérale organisée au lendemain du 9ᵉ sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). L’entretien a débuté par un tête-à-tête de trente minutes entre les deux chefs d’État, avant de se poursuivre en réunion élargie avec leurs délégations.
Selon la partie congolaise, l’accord couvre « la recherche agronomique, la formation et les échanges d’experts, la lutte contre les maladies des cultures, l’agro-industrie ainsi que des projets conjoints ».
Au-delà du secteur agricole, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté d’accélérer plusieurs chantiers prioritaires dans les domaines transfrontaliers, notamment la mobilité et le commerce, afin de donner une impulsion politique aux actions des ministères concernés. Les discussions ont également porté sur la coordination des positions régionales dans la région des Grands Lacs, en prévision des prochaines échéances de la CIRGL, et sur le renforcement de la solidarité face aux défis sécuritaires.

Ce mémorandum s’ajoute à une série d’accords déjà conclus entre les deux pays, qui entretiennent des relations qualifiées d’« excellentes ». La rencontre a marqué la fin de la visite de 48 heures du président burundais à Kinshasa.
L’agriculture fait partie des priorités du programme quinquennal du président Tshisekedi. Le gouvernement a récemment adopté une Stratégie nationale de développement agricole axée sur la valorisation des terres rurales et l’amélioration de la chaîne de production. La seconde phase du Programme de développement de 145 territoires prévoit notamment la construction de routes de desserte agricole pour faciliter l’accès aux denrées alimentaires et réduire l’insécurité alimentaire.
Célestin KAZADI