La Première ministre, Judith Suminwa, a proposé jeudi 20 novembre un partenariat « équitable » et des investissements « responsables » dans le secteur minier à la Chambre de commerce, d’Industrie et des Services de Genève (CCIG), lors d’une réunion avec des opérateurs économiques genevois.
Selon la Primature, la CCIG se dit disposée à investir en République démocratique du Congo, tout en soulignant que tout engagement devra s’inscrire dans un cadre de gouvernance solide et transparent, condition jugée sinequanone pour rassurer les investisseurs.
« Nous sommes très honorés d’accueillir la Première ministre ainsi que les ministres des Mines et de la Justice. Notre souhait est d’intensifier les investissements et de sensibiliser les opérateurs économiques genevois au potentiel considérable de la RDC. Le message d’une volonté réelle des autorités congolaises d’encadrer les investissements par une gouvernance rigoureuse a été entendu, et c’est probablement ce qui fera la différence », a déclaré Vincent Subilia, directeur général de la CCIG.
Melchior de Muralt, représentant de la Place financière genevoise, a salué un « moment d’enthousiasme ». « Je crois que la Place genevoise peut apporter une réponse spécifique et concrète aux défis liés au plan de paix, à la formalisation et à la traçabilité du secteur minier. Le travail est immense, mais la présence de la Première ministre et de ses principaux ministres donne une dynamique nouvelle », a-t-il estimé.
La rencontre visait à présenter les réformes lancées par le gouvernement congolais et à encourager des investissements responsables dans l’industrie minière, secteur clé de l’économie nationale.
Pour les acteurs économiques suisses, la RDC représente un marché à fort potentiel mais encore perçu comme risqué. La condition d’une gouvernance solide reflète une exigence croissante de conformité, de responsabilité sociale et de transparence dans le secteur des matières premières. La réaction positive des milieux financiers genevois indique toutefois qu’un espace de coopération se dessine, à condition que les réformes annoncées se traduisent par des actes concrets sur le terrain
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