Le Sénat a décidé lundi 1 décembre d’envoyer sans débat à sa Commission économique et financière le projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2024, modifié par la loi de finances rectificative du 20 décembre 2024.
La plénière, dirigée par le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama, a suivi une motion du sénateur Bosio wa Bosio. L’élu de la Mongala a estimé que le temps restant avant la clôture de la session ordinaire de septembre devait être consacré à l’examen du budget 2026, plutôt qu’à de nouvelles discussions sur la reddition des comptes déjà adoptée le 28 novembre par l’Assemblée nationale.
Avant le vote de procédure, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a présenté les grandes lignes de l’exécution du budget 2024.
Recettes réalisées à près de 80 %
Selon le ministre, les recettes du pouvoir central ont atteint 35.514 milliards de francs congolais, soit un taux d’exécution de 79,97 %. Les dépenses ont été exécutées à hauteur de 35.872 milliards de FC, représentant 80,78 % des prévisions.
L’exercice accuse un déficit global de 358,1 milliards de FC. Ce solde résulte d’un déficit du budget général de 1.534,9 milliards de FC, compensé en partie par un excédent des budgets annexes (28,8 milliards de FC) et par un profit de 1.147,9 milliards de FC au niveau des comptes spéciaux.
La loi de reddition des comptes, a rappelé Doudou Fwamba, répond à l’obligation constitutionnelle faite au gouvernement de présenter les résultats de gestion du dernier exercice clos. Elle s’appuie sur le compte général du Trésor, les documents des comptables publics, les états financiers des services financés sur budgets annexes et comptes spéciaux, ainsi que sur les rapports des organismes chargés de la gestion des ressources internes et extérieures.
Prince OKENDE