Dans une note publiée le lundi 1er décembre 2025, Ivanhoe Mines a annoncé le démarrage officiel de la fonderie de cuivre de sa mine Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo. Cette mise à jour fait suite à une cérémonie d’inauguration tenue le vendredi 21 novembre et marque l’aboutissement d’un projet évalué à 700 millions USD, une étape clé pour la valorisation locale du cuivre extrait sur le site.
D’une capacité annuelle de traitement de 500 000 tonnes de concentré de cuivre, la fonderie est le fruit d’une initiative lancée en 2021, après la mise en service de la mine. Le projet portait alors l’objectif de permettre la transformation exclusive du cuivre de Kamoa-Kakula sur le sol congolais. À l’époque, Ivanhoe Mines indiquait en effet qu’environ 35 % du concentré produit sur le site était envoyé à la fonderie voisine de Lualaba, le reste étant transporté vers des fonderies internationales pour y être traité.
Avec cette mise en service, la compagnie prévoit désormais de traiter l’intégralité de la production de Kamoa-Kakula sur place. Tout excédent enregistré sera ensuite être acheminé vers l’usine de Lualaba pour traitement. Pour rappel, le cuivre blister que produira la fonderie est un produit intermédiaire entrant dans la fabrication d’anodes, avec une pureté d’environ 99 %. À titre de comparaison, Ivanhoe estimait à environ 55 % le cuivre contenu dans le concentré extrait sur la mine.
Grâce à cette infrastructure, la compagnie minière canadienne renforce ainsi sa position sur la chaîne de valeur du cuivre, de sorte à capter une plus grande valeur ajoutée pour la production de Kamoa-Kakula. À noter que l’intégralité de la future production de la fonderie est déjà couverte par des accords d’enlèvement conclus avec les chinois CITIC Metal et Zijin Mining, ainsi que le négociant suisse Trafigura.
En attendant de prochaines mises à jour sur le projet, notons que le démarrage de la fonderie survient dans un contexte où la montée en puissance de Kamoa-Kakula devrait de nouveau être retardée cette année. Ivanhoe Mines a en effet revu à la baisse ses prévisions annuelles désormais entre 370 000 et 420 000 tonnes (contre 520 000 à 580 000 tonnes initialement) en raison d’un incident sismique survenu en mai dernier. La publication des prévisions de 2026 est attendue cette semaine.
AE