Le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame seront reçus, jeudi 4 décembre, par Donald Trump à Washington pour signer un accord de paix, sur fond de divergences persistantes entre Kinshasa et Kigali.
Cet accord de paix, conclu par les deux pays le 27 juin dernier à Washington, vise à mettre un terme à la guerre meurtrière dans l’est de la RDC, qui dure depuis 30 ans. Mais sur le terrain, c’est presque le statu quo ante, les armes continuent de parler. Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise des villes de Goma et Bukavu par les groupes armés AFC-M23, soutenus par le Rwanda.
Kinshasa, via Tina Salama, porte-parole du président Félix Tshisekedi, a confirmé la présence du chef de l’État à Washington jeudi afin « d’entériner l’accord de paix avec le Rwanda ». « Il y aura également l’accord d’intégration régionale que le président a toujours souhaité dès son accession au pouvoir, mais le respect des accords implique le respect de la souveraineté de notre pays, le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et le rétablissement de la confiance mutuelle », a-t-elle confié.
Selon une dépêche de la presse présidentielle rd-congolaise, qui cite le programme officiel du Département d’État américain, la cérémonie historique va se dérouler en deux temps, et toutes les parties se seraient accordées sur les détails protocolaires d’un programme condensé en 1h30.
La première étape se tiendra le même jeudi à 11 heures à la Maison-Blanche. Le président américain Donald Trump accueillera ses hôtes respectivement à 11h00 et 11h10, avant de les convier à une rencontre trilatérale d’une dizaine de minutes dans le Bureau ovale. Aucun discours des chefs d’État n’est prévu à ce stade. Seuls les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda accompagneront les deux présidents dans le Bureau ovale.
La signature de l’accord proprement dit aura ensuite lieu à l’USIP (United States Institute of Peace), l’Institut pour la paix des États-Unis d’Amérique.
Huit chefs d’État ou leurs délégués attendus
Pour marquer le caractère solennel et historique de l’événement, huit chefs d’État ou leurs représentants sont attendus comme témoins de cet accord, en plus du président Trump. Il s’agit des dirigeants de l’Angola, du Burundi, du Kenya, du Qatar, du Togo, de l’Ouganda, des Émirats arabes unis, ainsi que du président de la Commission de l’Union africaine.
En leur présence, et devant des caméras du monde entier, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame apposeront leurs signatures sur « l’accord de paix », le même document signé le 27 juin dernier par les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Par cet acte, les deux chefs d’État entérinent un instrument international de paix, formel et juridiquement contraignant, conclu entre deux États souverains, sous les bons offices des États-Unis, et en présence des représentants du Qatar et du Togo, en qualité de facilitateurs. À l’issue de cette cérémonie, des déclarations publiques sont prévues de la part des présidents Trump, Paul Kagame et Félix Tshisekedi.
DosEco