L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé jeudi 4 décembre un projet pilote intitulé « Appui à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles pour leur contribution durable aux économies de la République démocratique du Congo (RDC), du Cameroun et du Gabon », en présence des parties prenantes.
Selon Judicaël Pazou Azehoun, chargé des opérations et représentant adjoint de la FAO en RDC, ce projet vise à répondre à la nécessité d’améliorer la gouvernance des ressources naturelles – forestières, fauniques et halieutiques.
Les pays du Bassin du Congo, a-t-il rappelé, disposent d’importantes réserves de ressources naturelles renouvelables. Pour en assurer la gestion, les États d’Afrique centrale ont mis en place des cadres politiques et juridiques, ainsi que des institutions spécialisées, souvent appuyées par leurs partenaires techniques.
La durabilité de ces ressources demeure toutefois un défi, leurs contributions aux économies nationales et à la sécurité alimentaire restant limitées. Le responsable de la FAO a estimé nécessaire de revoir le système de gouvernance actuel, soulignant que la gestion efficace des ressources forestières, fauniques et halieutiques constitue un enjeu stratégique pour les économies de la sous-région, leur résilience écologique et leur sécurité alimentaire, dans une perspective de développement durable.
La réunion de prise de contact organisée à cet effet doit permettre de partager des informations sur les objectifs, les activités et la mise en œuvre du projet, ainsi que sur son impact attendu auprès des communautés bénéficiaires, tout en instaurant un dialogue permanent entre les parties prenantes.
M. Pazou a également remercié le gouvernement congolais, en particulier les ministères de l’Environnement, du Développement durable, de la Nouvelle économie du climat et celui de la Pêche et élevage, pour leur appui à l’initiative.
Il a réaffirmé la détermination de la FAO à accompagner le gouvernement congolais dans l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, afin de renforcer leur contribution à l’économie et aux moyens de subsistance des millions de Congolais qui en dépendent.
Cette première réunion a rassemblé cinquante responsables impliqués dans la gouvernance des ressources naturelles, issus des institutions publiques, du secteur privé, des organisations régionales et internationales, de la société civile, ainsi que des communautés locales et des peuples autochtones.
Prince OKENDE