Dans son discours sur l’état de la nation, prononcé lundi devant le Parlement, le président de la République, Félix Tshisekedi, a estimé la croissance économique de la République démocratique du Congo à 5,6 % en 2025, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne.
Cette performance, explique le chef de l’État, est portée non seulement par le dynamisme du secteur minier, mais aussi par la montée en puissance progressive des secteurs non extractifs, conformément aux ambitions de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus inclusive et plus durable.
« La croissance économique est quant à elle estimée à 5,6 % en 2025, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, projetée entre 3,8 % et 4,1 % (…). Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent la mise en œuvre du programme d’action du gouvernement 2024-2028, structuré autour des engagements que j’ai pris devant la nation : plus de pouvoir d’achat, plus d’emplois, une économie plus diversifiée, donc plus compétitive », a déclaré Félix Tshisekedi.
Dans la foulée, il a également noté l’amélioration de la mobilisation des recettes qui a marqué l’année 2025, grâce à un effort de discipline dans la dépense publique.
« En cumul annuel, le Trésor a mobilisé environ 25 014,6 milliards de francs congolais de recettes contre des dépenses de l’économie de l’ordre de 29 200,2 milliards de francs congolais, soit un déficit d’environ 4 185,6 milliards de francs congolais, maîtrisé au regard des besoins exceptionnels liés à la guerre dans l’Est et aux priorités sociales, notamment le programme de développement local des 145 territoires », a-t-il indiqué.
Séance tenante, Félix Tshisekedi a rappelé des avancées qui n’auraient pas été possibles sans un chantier de modernisation fiscale résolu, fondé notamment sur la généralisation de la facture normalisée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la digitalisation de l’ensemble de la chaîne de mobilisation des recettes.
Il a également évoqué l’appréciation du franc congolais au cours de l’année 2025, d’environ 29 % par rapport au dollar, aussi bien sur le marché interbancaire que sur le marché parallèle, retrouvant une stabilité que le peuple congolais n’avait plus connue depuis de longues années.
Dans le même cadre, les réserves de change, a indiqué le Chef de l’État, se sont établies à près de 7,4 milliards de dollars, soit l’équivalent d’environ trois mois d’importation, conformes aux standards de viabilité du Fonds monétaire international. Dans le même temps, la balance des biens est demeurée excédentaire avec un surplus provisoire, estimé à 9,9 milliards de dollars à fin août 2025.
Le budget 2026 estimé à 59 020,5 milliards de francs congolais
S’agissant du projet de Loi de finances pour l’exercice 2026, estimé à 59 020,5 milliards de francs congolais, équivalent à 20,3 milliards de dollars, le Président Félix Tshisekedi l’a qualifié d’ambitieux et équilibré. De son avis, le budget 2026, dont le vote est attendu au cours de la session ordinaire de septembre 2025 dans les deux chambres du Parlement, marque une progression significative de 16,4 % par rapport au budget rectificatif 2025, arrêté à 50 691,8 milliards de francs congolais, soit 17,7 milliards de dollars américains.
Ce cadrage traduit la détermination du gouvernement à consolider les acquis de la stabilité macroéconomique et à inscrire l’action publique sur une trajectoire budgétaire soutenable.
Prince OKENDE