Le président de la République, Félix Tshisekedi, a défini lundi quatre priorités de son action, à la suite de la signature des accords de Washington, lors de son adresse à la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.
Le chef de l’État a estimé que son action devait désormais se concentrer sur le retrait total et vérifiable de toutes les forces étrangères présentes en RDC, qu’elles soient officielles ou dissimulées derrière des groupes armés. Il a également évoqué la nécessité de couper les circuits financiers et logistiques alimentant la violence, notamment en éradiquant l’exploitation illicite des ressources comme l’or, le coltan et le cobalt, ainsi que les réseaux de contrebande.
Tshisekedi a aussi souligné l’importance d’assurer la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants, et de garantir l’accès humanitaire aux zones touchées. Enfin, il a dit vouloir inscrire la paix dans la durée.
Le président congolais a par ailleurs qualifié les différents accords de paix signés par la RDC de « leviers stratégiques » au service d’une paix juste et durable, estimant qu’ils ne constituent pas une concession mais traduisent une volonté d’allier l’efficacité militaire à l’action diplomatique.
En avril 2025, des discussions avaient été engagées à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, sous médiation qatarie, pour tenter de mettre fin au conflit qui ravage l’Est du pays depuis novembre 2021. Un nouveau cycle de pourparlers s’était tenu en juillet 2025, débouchant sur une déclaration de paix entre les deux parties, après l’accord de Washington signé le 27 juin 2025, qui avait permis d’aborder certains aspects du conflit. Le 4 décembre 2025, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont signé à leur tour les Accords de Washington pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs.