Le Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) a adopté mercredi 10 décembre à Kinshasa, son programme de travail et son budget annuel 2026, évalués à plus de 130 millions de dollars américains. Les travaux se sont tenus lors de la 5e session ordinaire et de la 2e session extraordinaire du comité, sous la présidence du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Face à la persistance de l’insécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les membres du comité ont défini des stratégies visant à accélérer la modernisation des infrastructures commerciales dans l’Est du pays. Ces priorités portent notamment sur les postes frontaliers à arrêt unique, les ports, les routes ainsi que les marchés transfrontaliers, dont celui de Kasindi.
Julien Paluku a par ailleurs insisté sur la nécessité de consolider la mise en œuvre du Régime commercial simplifié (RECOS), lancé avec le Burundi, qui accorde des facilités administratives et douanières aux petits commerçants transfrontaliers. Il a également plaidé pour l’octroi de subventions destinées à soutenir cette catégorie d’opérateurs économiques.

Les travaux ont réuni des représentants de la Présidence, de la Primature, des ministères sectoriels et de plusieurs services techniques, parmi lesquels l’Office congolais de contrôle (OCC), la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et la Direction générale des migrations (DGM). Le coordonnateur du PFCIGL, Thierry Kayembe, y a présenté les principales réalisations de 2025, notamment le lancement des travaux du port de Kalundu, ainsi que l’avancement des postes frontaliers à arrêt unique et du marché transfrontalier de Kavimvira.
L’adoption de ce budget confirme la volonté des autorités congolaises d’accélérer l’intégration économique régionale dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes. Si les investissements annoncés demeurent ambitieux, leur impact dépendra largement de la capacité du gouvernement à garantir la continuité des travaux sur le terrain, en particulier dans les zones affectées par les conflits armés.