Lors de la 71 ème réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 19 décembre, le ministre de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire, Grégoire Mutshail Mutomb, a fait le point sur le projet de déploiement du Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu (PAI), qui est un projet structurant développé dans le cadre d’un Partenariat public-privé, conformément à la législation congolaise en vigueur.
Sur une superficie de 104 000 hectares, ce Parc agro-industriel sera divisé en trois zones qui seront traversées par la rivière Inkisi. Ses terres seront étudiées, défrichées, cultivées et plantées à raison d’environ 10 000 hectares par an.
Le ministre de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire a précisé qu’il s’agit d’un projet initié par le secteur privé, porté par un consortium d’entreprises nationales et internationales, avec l’accompagnement technique d’une organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).
Le projet vise à renforcer la sécurité alimentaire nationale, développer la transformation locale des produits agricoles, créer massivement des emplois, réduire les importations alimentaires et soutenir l’industrialisation du secteur agricole.
Sa mise en œuvre requiert un investissement total de 974,732 millions de dollars américains, réparti principalement sur les quatre premières années. Sans engagement financier, ce projet permet à l’État de tirer parti :
- D’infrastructures agro-industrielles modernes ;
- De milliers d’emplois, tant directs qu’indirects ;
- D’un transfert de compétences et de technologies ;
- D’une augmentation de la production locale ;
- D’une réduction des importations alimentaires ;
- D’une amélioration durable des revenus agricoles.
Le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu constitue donc un modèle de partenariat équilibré, où : (i) le secteur privé investit tous les fonds requis et porte le risque financier ; (ii) l’État encadre, sécurise et supervise ; (iii) les partenaires techniques internationaux garantissent la crédibilité et la transparence.
Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire a rassuré que ce projet s’inscrit pleinement dans la vision du Gouvernement visant à promouvoir des investissements structurants tout en maximisant l’impact économique et social, sans exercer de pression sur les finances publiques.