Alors qu’elle prévoit d’accélérer ses travaux d’exploration en 2026, la société britannique Rome Resources évalue également le potentiel économique d’une exploitation du cuivre à Bisie North, en République démocratique du Congo. Dans une mise à jour publiée mardi 23 décembre, elle indique être en bonne voie pour finaliser les études engagées à cette fin, sur ce projet où l’étain demeure le principal produit d’exploration.
« Au cours de l’année, des travaux métallurgiques ont également été commandés afin d’évaluer les procédés de traitement permettant de récupérer économiquement les importantes ressources de cuivre situées au-dessus des zones d’étain de Mont Agoma. La première phase de ces travaux est presque terminée et les résultats sont attendus prochainement », peut‑on lire dans la note.
Publiée fin octobre dernier, la première estimation de ressources de Rome Resources a mis en évidence un système polymétallique à Bisie North, faisant ressortir 10 600 tonnes d’étain, mais aussi 46 900 tonnes de cuivre. C’est ce potentiel cuprifère que la société cherche désormais à mieux valoriser à travers les travaux métallurgiques engagés. Ceux‑ci consistent en une série de tests destinés à évaluer les conditions dans lesquelles l’exploitation d’un métal pourrait être économiquement viable, notamment en identifiant le procédé de traitement le plus adapté et la qualité du produit final.
En s’intéressant à la valorisation des ressources de cuivre de Bisie North, Rome Resources cherche plus largement à se positionner sur un marché stratégique. Essentiel à des secteurs clés tels que l’électronique, les énergies renouvelables ou la mobilité électrique, le cuivre s’impose aujourd’hui comme un métal critique. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur le risque d’un déficit d’approvisionnement à l’horizon 2035, sous l’effet d’une demande appelée à croître fortement.
La capacité de Rome Resources à tirer parti de ces opportunités dépendra toutefois de l’issue des travaux engagés, aucun élément ne permettant à ce stade d’en apprécier les chances de succès. En attendant, la société prévoit de poursuivre ses efforts d’exploration, avec la mise en œuvre d’une nouvelle campagne de forage au premier trimestre 2026.
AE