Au cours de l’ultime réunion du Conseil des ministres de l’année 2025, tenue vendredi 26 décembre, le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est penché sur la situation de la rareté des plaques d’immatriculation pour véhicules en République démocratique du Congo, que fustigent beaucoup de Congolais.
À cette occasion, rapporte le compte rendu du Conseil des ministres, il a rappelé l’utilité de la plaque d’immatriculation, qui constitue un élément fondamental d’identification des véhicules, indispensable à l’organisation de la circulation routière, à la sécurité publique, à la lutte contre la criminalité transfrontalière, à la mobilisation des recettes de l’État, ainsi qu’au respect de la législation et de la réglementation en vigueur.
« La rupture, voire la rareté persistante des plaques d’immatriculation sur l’ensemble du territoire national, a conduit de nombreux propriétaires de véhicules récemment importés à circuler sans plaques réglementaires ou à se munir abusivement de plaques dites temporaires émanant de certains services publics, principalement dans le but d’échapper aux contrôles de la Police de circulation routière », a déclaré Félix Tshisekedi.
Face à cette situation, le chef de l’État a instruit formellement le ministre des Finances, Doudou Fwamba, en étroite collaboration avec l’ensemble des ministères et services publics concernés, de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires afin de mettre un terme définitif à la rupture des plaques d’immatriculation sur toute l’étendue du territoire national.
Bien plus, Félix Tshisekedi a invité les ministères et services concernés à cogiter et à proposer un mécanisme adéquat et sécurisé visant à intégrer la délivrance des plaques d’immatriculation dans le processus de dédouanement des véhicules, de sorte que tout véhicule importé soit directement immatriculé dès son premier poste d’entrée sur le territoire national. Ce mécanisme devra garantir la traçabilité, la transparence et la sécurisation complète du circuit de délivrance des plaques, en vue de prévenir toute fraude ou manipulation.
Un rapport détaillé, assorti de propositions concrètes, d’un calendrier de mise en œuvre et de responsabilités clairement établies, est attendu à ce sujet au plus tard au cours de la deuxième quinzaine du mois de janvier de l’année 2026.
La circulation sans plaque d’immatriculation, note Félix Tshisekedi, révèle une défaillance manifeste du service légalement habilité à assurer la délivrance des plaques d’immatriculation. Elle engendre des conséquences graves et inacceptables, notamment l’atteinte à l’autorité de l’État et au respect de l’ordre public ; la multiplication des fraudes et des usages irréguliers de plaques non conformes ; la difficulté d’identification des véhicules impliqués dans des infractions, des accidents ou des actes criminels, ainsi que la perte significative de recettes pour le Trésor public.
Célestin KAZADI