Les États-Unis ont annoncé, lundi 29 décembre 2025 à Genève, une contribution de 2 milliards de dollars aux fonds humanitaires des Nations unies pour l’exercice 2026. L’annonce a été faite à l’issue de la signature d’un mémorandum d’entente entre OCHA et le gouvernement américain, en présence de Tom Fletcher et de Jeremy Lewin, sous-secrétaire d’État américain.
Cette enveloppe, qualifiée d’« historique » par le coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Tom Fletcher, vise à soutenir des opérations humanitaires vitales dans 17 pays en situation de crise, dont la République démocratique du Congo.
Selon un communiqué consulté par DosEco, ce financement s’inscrit dans le cadre du plan humanitaire global des Nations unies, estimé à 23 milliards de dollars, destiné à répondre aux besoins urgents de millions de personnes affectées par les conflits armés, les déplacements forcés et les catastrophes humanitaires à travers le monde.
Pour la RDC, cette annonce intervient dans un contexte particulièrement critique. L’Est du pays demeure confronté à une grave insécurité, marquée par l’agression rwandaise et l’activisme persistant de groupes armés, une situation qui alimente une crise humanitaire aiguë. Des millions de personnes y sont déplacées, avec des besoins urgents en assistance alimentaire, sanitaire et en protection des civils.
Dans sa déclaration, Tom Fletcher a salué un « acte de leadership audacieux et ambitieux » des autorités américaines, citant le président Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire d’État Jeremy Lewin. Selon lui, cet engagement permettra de « sauver des millions de vies » et constitue un signal fort à l’endroit des autres bailleurs, appelés à accroître leur contribution pour combler les besoins de financement.
Au-delà de l’aspect financier, le responsable onusien a souligné que la réforme du système humanitaire constitue un axe central du partenariat avec les États-Unis. « Les contribuables américains méritent de savoir comment leur soutien est utilisé », a-t-il affirmé, précisant que chaque dollar devra démontrer un impact concret sur le terrain. Le soutien aux fonds humanitaires pays s’inscrit également dans la dynamique de la « Réinitialisation humanitaire », visant à rendre l’action humanitaire plus rapide, plus efficace et plus proche des populations affectées.
Tom Fletcher a rappelé que les États-Unis demeurent une « superpuissance humanitaire mondiale », soulignant que des centaines de millions de personnes doivent aujourd’hui leur survie à la générosité américaine. Pour 2026, l’objectif affiché est de contribuer à sauver jusqu’à 87 millions de vies, dans un contexte international marqué par la multiplication des crises prolongées, dont celle de l’Est de la RDC.
Prince OKENDE