Au troisième trimestre 2025, les dépenses publiques exécutées par le gouvernement selon la procédure d’urgence se sont établies à 15,61 % du total des dépenses, d’après la situation provisoire publiée par le ministère des Finances.
Cette publication s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des principes de bonne gouvernance financière et du respect des engagements pris par les autorités congolaises dans le programme conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit une communication trimestrielle sur l’exécution des dépenses exceptionnelles.
Sur la période allant de juillet à septembre 2025, les dépenses publiques totales ont atteint 9 286,42 milliards de CDF, dont 1 449,30 milliards de CDF ont été exécutés en procédure d’urgence. Le recours à ce mécanisme a été particulièrement marqué au mois de juillet 2025, où la proportion des dépenses d’urgence a culminé à 18,27 %, contre 9,51 % en août et 17,87 % en septembre.
Dans le détail, les dépenses exécutées en urgence au T3 2025 ont été largement dominées par les dépenses exceptionnelles, qui représentent 97 % du total, soit 1 405,85 milliards de CDF. Les dépenses liées au fonctionnement des institutions n’ont, quant à elles, absorbé que 3 %, correspondant à 43,45 milliards de CDF.
La comparaison avec le deuxième trimestre 2025 montre que le volume des dépenses d’urgence était alors plus élevé, à 1 696,95 milliards de CDF, avec une structure similaire, dominée par les dépenses exceptionnelles (97,1 %). Le ministère des Finances indique par ailleurs que l’ensemble des dépenses d’urgence du T2 2025 a été entièrement régularisé, conformément aux procédures en vigueur.
Sur l’ensemble des paiements effectués au troisième trimestre 2025, la procédure standard demeure largement prédominante, représentant 84,39 % des décaissements, contre 15,61 % pour la procédure d’urgence, tandis qu’aucun paiement n’a été enregistré via la procédure accélérée ou d’exception du manuel de procédures.
La publication de ces données traduisent la volonté du gouvernement de maîtriser le recours aux procédures dérogatoires, tout en assurant la transparence et le suivi des dépenses publiques dans un contexte budgétaire marqué par des contraintes sécuritaires et économiques persistantes.

Dostin Eugène LUANGE