En 2026, le gouvernement congolais prévoit de mobiliser 7.067,1 milliards de francs congolais (CDF) au titre des recettes non fiscales, selon les projections de la loi de finances promulguée par le président de la République. Ce montant représente une hausse de 4,0 % par rapport à l’exercice 2025, où ces recettes s’étaient établies à 6 798,0 milliards CDF.
Dans le détail, ces recettes sont principalement constituées des ressources encadrées par la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD), estimées à 5 932,0 milliards CDF. À cela s’ajoutent les autres recettes non fiscales, notamment les redevances (royalties) issues du contrat sino-congolais révisé, évaluées à 939,7 milliards CDF.
La loi de finances 2026 intègre également des recettes exceptionnelles chiffrées à 1 511,1 milliards CDF, provenant essentiellement des produits des emprunts intérieurs, traduisant le recours accru du Trésor aux financements domestiques pour compléter les ressources budgétaires.
Par ailleurs, les recettes extérieures sont projetées à 17 307,9 milliards CDF en 2026, en progression de 14,6 % par rapport à leur niveau de 2025, estimé à 15 101,7 milliards FC. Elles se composent notamment des appuis budgétaires, attendus à 3 800,2 milliards CDF, en hausse de 28,1 % par rapport à 2025. Ces appuis comprennent un emprunt-programme de 3 728,1 milliards FC et des dons budgétaires de 72,0 milliards CDF.
Le financement des investissements constitue la part la plus importante des recettes extérieures, avec un montant projeté de 13 507,8 milliards CDF, soit une augmentation de 11,3 % par rapport à la loi de finances rectificative 2025 (12 136,3 milliards FC). Ces ressources incluent 4 497,0 milliards CDF de dons-projets et 9 010,4 milliards CDF d’emprunts-projets.
Prince OKENDE