Le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de garantir un accès effectif, continu et fiable aux services de télécommunications numériques et de l’audiovisuel sur l’ensemble du territoire national.
Cette instruction a été donnée lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 9 janvier, au cours de laquelle le chef de l’État a fait état de nombreuses doléances liées aux perturbations récurrentes affectant les réseaux de téléphonie mobile et fixe, l’accès à Internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.
Selon Félix Tshisekedi, ces dysfonctionnements persistants ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des citoyens, la continuité de l’action publique et le fonctionnement de l’économie nationale. Ils entraînent notamment des ruptures de communication, des perturbations des transactions bancaires et commerciales, ainsi qu’une dégradation des services audiovisuels, au détriment des usagers et de plusieurs secteurs stratégiques.
« Les télécommunications constituent un pilier stratégique du développement national, de la souveraineté de l’État, de la sécurité, de la cohésion sociale et de la compétitivité économique », a rappelé le président, cité dans le compte rendu du Conseil des ministres. À l’ère du numérique, a-t-il insisté, la RDC doit disposer de réseaux performants, résilients et continus, opérant dans un cadre de concurrence loyale, de couverture équitable du territoire et de protection stricte des consommateurs.
Dans ce contexte, le chef de l’État a chargé les ministres des Postes et Télécommunications, de l’Économie numérique, de la Communication et Médias, ainsi que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPTC), de veiller au respect par les opérateurs des normes techniques, des standards de qualité et des obligations légales et réglementaires en vigueur.
Le gouvernement est également appelé à renforcer les mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent de la qualité des réseaux et des services, tout en assurant une meilleure coordination entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés. Des sanctions devront être appliquées, sans complaisance, à l’encontre de tout opérateur défaillant.
Un rapport détaillé d’exécution de ces mesures, précisant les constats techniques, les actions correctives, les sanctions éventuelles et les réformes structurelles envisagées pour améliorer durablement la qualité des services, est attendu dans un délai de 30 jours.
Prince OKENDE