La République démocratique du Congo se classe au 13ᵉ rang africain parmi les pays les moins risqués pour les investisseurs en 2025, selon le Global Investment Risk and Resilience Index publié mardi 21 octobre par le cabinet britannique Henley & Partners, en collaboration avec la plateforme d’analyse prédictive AlphaGeo.
Dans un contexte où la majorité des pays africains se positionnent dans le bas du classement mondial, la RDC figure dans le premier tiers continental, devançant notamment plusieurs économies d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Les contre-performances observées sur le continent s’expliquent principalement par des faiblesses persistantes en matière de stabilité politique, de gouvernance, de comptes extérieurs et de résilience au changement climatique.
À l’échelle africaine, Maurice, la Tanzanie et le Botswana occupent les trois premières places en tant que destinations les moins risquées pour les investisseurs en 2025. Maurice, classée 83ᵉ au niveau mondial avec un score global de 62,20 points, doit sa position à un niveau de risque relativement faible, porté par une faible volatilité monétaire, un cadre réglementaire jugé solide et une inflation globalement maîtrisée.
La Tanzanie (84ᵉ rang mondial) et le Botswana (86ᵉ) complètent le podium, suivis des Seychelles, de l’Ouganda, du Cap-Vert, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, du Maroc et du Rwanda, qui ferme le Top 10 africain. Le Global Investment Risk and Resilience Index évalue l’exposition de 226 pays et territoires aux risques géopolitiques, économiques et climatiques, tout en mesurant leur capacité de résilience. L’indice s’appuie sur 13 indicateurs regroupés autour de deux piliers : le risque et la résilience.
Le pilier « risque » mesure les vulnérabilités susceptibles d’affecter la performance des investissements, notamment l’inflation, la volatilité de la monnaie, l’instabilité politique, l’État de droit, la qualité du cadre réglementaire et les risques climatiques physiques. À l’inverse, le pilier « résilience » apprécie la capacité d’un pays à absorber les chocs et à s’adapter, à travers des indicateurs tels que les comptes extérieurs, la marge de manœuvre budgétaire, la complexité économique, l’investissement productif, l’innovation, la gouvernance, les progrès sociaux et la résilience climatique.
Les scores attribués à chaque indicateur sont compris entre 0 et 1, et le score global est calculé selon une formule combinant les deux piliers sur une échelle de 0 à 100. Les pays affichant les scores les plus élevés sont considérés comme les moins risqués pour les investisseurs.
Au total, seuls trois pays africains figurent dans le Top 100 mondial, confirmant la persistance de risques structurels sur le continent. À l’échelle mondiale, la Suisse est classée pays le moins risqué pour les investisseurs, devant le Danemark, la Norvège, Singapour et la Suède.
Célestin KAZADI