Le gouvernement congolais projette de mobiliser environ 643,2 millions USD sur le marché financier domestique au cours du premier trimestre 2026, à travers des émissions de Bons du Trésor (BT) et d’Obligations du Trésor (OT).
Cette prévision ressort du calendrier indicatif des émissions publié le 12 janvier 2026 par le ministère des Finances. Selon ce document, les ressources seront mobilisées à la fois en monnaie nationale et en devises étrangères. Dans le détail, le Trésor prévoit des émissions de titres publics libellés en francs congolais (CDF) pour un volume total de 600 milliards de CDF. Ces instruments, essentiellement des Bons et Obligations du Trésor, afficheront des maturités comprises entre 6 et 18 mois, traduisant la volonté des autorités de diversifier l’échéancier de la dette intérieure tout en couvrant les besoins de trésorerie à court et moyen termes.
Parallèlement, le ministère des Finances envisage de lever 400 millions USD à travers des titres publics libellés en dollars américains. Ces émissions en devises seront assorties d’une maturité unique de 18 mois, un format généralement apprécié par les investisseurs institutionnels en quête de visibilité et de couverture contre le risque de change.
Selon le calendrier publié, la première adjudication de l’année est programmée pour le 27 janvier 2026, marquant le démarrage effectif des opérations de financement intérieur du Trésor pour l’exercice en cours. À l’échelle de l’année 2026, les recettes exceptionnelles attendues au titre des emprunts intérieurs sont évaluées à 1.553,9 milliards de CDF, soit environ 629,8 millions USD au taux budgétaire moyen.
Ces ressources devraient contribuer de manière significative à la couverture du déficit budgétaire et au financement des priorités de l’action publique. Par ailleurs, selon la note de conjoncture économique hebdomadaire de la Banque centrale du Congo (BCC), l’encours global des titres publics s’élevait à 4.925,4 milliards de CDF au 23 décembre 2025, contre 4.651,5 milliards de CDF une semaine plus tôt, traduisant une progression continue du recours au marché financier domestique.
Prince OKENDE