La 56e édition du Forum économique mondial s’est ouverte mardi 20 janvier à Davos, en Suisse, réunissant près de 3 000 dirigeants politiques, chefs d’entreprise, banquiers, scientifiques et acteurs de la société civile autour des grands enjeux économiques et géopolitiques mondiaux.
Dans le sillage du président Félix Tshisekedi, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a pris part à plusieurs panels axés sur la prospérité de l’Afrique dans la nouvelle économie et le renforcement de la coopération Sud-Sud.
À cette occasion, ce membre du gouvernement Suminwa a défendu une vision de long terme, projetée à l’horizon 2030-2040, appelant à une redéfinition de la coopération Sud-Sud. De son avis, celle-ci ne doit plus être perçue comme un « club de second rang », mais comme une véritable communauté d’intérêts et un levier stratégique pour la co-industrialisation.
Séance tenante, il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de se doter d’axes stratégiques solides afin de passer du statut de fournisseur de matières premières à celui d’acteur technologique à part entière.
Julien Paluku a également mis en relief l’existence d’environ 800 milliards de dollars de fonds de pension sur le continent, encore largement sous-exploités, qu’il considère comme un important gisement de financements. Il a, par ailleurs, appelé l’Union européenne à renforcer ses investissements en Afrique.
Les travaux du Forum économique mondial portent notamment sur l’intelligence artificielle, les cryptomonnaies, la rivalité géoéconomique et la transition énergétique. De son côté, la République démocratique du Congo met en avant sa stratégie visant à sécuriser le commerce multilatéral et à nouer des partenariats stratégiques durables.
Prince OKENDE