Tribune
Annoncé avec emphase par ses services comme l’un des invités spéciaux du Forum économique mondial de Davos, Félix Tshisekedi s’y est pourtant illustré par une absence aussi remarquée que révélatrice. Arrivé le week-end dernier à la tête d’une délégation pléthorique, composée de collaborateurs de tous ordres, le locataire du palais de la nation n’a ni pris la parole à la tribune officielle ni rencontré un dirigeant international de premier plan.
Marchand d’un prétendu « pays solution », il espérait aliéner à vil prix, une fois de plus, les ressources stratégiques de la RDC. Après avoir déjà bradé les minerais congolais au profit d’intérêts étrangers – notamment américains – en échange d’un hypothétique soutien politique, il semblait cette fois déterminé à livrer les ressources forestières congolaises, dans une logique de survie personnelle plutôt que de souveraineté nationale.
Son déplacement dans les montagnes suisses, en plein hiver, s’est ainsi apparenté à une énième escapade sans contenu ni résultats, financée par un Trésor public exsangue, qui continue d’être dépouillé au profit d’un cercle restreint gravitant autour du pouvoir. Pendant que les caisses de l’État saignent, un homme et sa famille prospèrent, à l’abri de toute reddition de comptes.
Sous les projecteurs de Davos comme ailleurs, le régime se contente d’effets d’annonce, de mises en scène diplomatiques et de voyages inutiles, tandis que le Congo se vide méthodiquement de ses richesses et que le peuple, lui, continue de payer la facture, au prix fort.
Derrière les discours creux et des narratifs creusés pour la consommation extérieure, sans ancrage dans la vie de la nation, la réalité demeure inchangée : le Congo RD un État continuellement ruiné par le « patriote pilleur », un peuple appauvri, et un destin national sacrifié sur l’autel d’intérêts personnels.
L’histoire, elle, n’oubliera pas. Et le moment venu, elle demandera des comptes. Son jugement sera implacable.
Claudel Lubaya, député national honoraire