À l’occasion de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial, organisée à Davos (Suisse) du 19 au 23 janvier 2026, la République démocratique du Congo a réaffirmé son ambition de repositionner son économie autour de partenariats structurants, fondés sur la création de valeur locale et le transfert de compétences.
Présente à travers une délégation conduite par le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, la RDC a porté un message aligné sur la vision du président Félix Tshisekedi, qui ambitionne de faire du pays un acteur de solutions face aux grands défis mondiaux, notamment économiques, énergétiques et sécuritaires.
Lors d’une conférence de presse organisée en marge de ce forum, Daniel Mukoko Samba était accompagné du ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Face aux médias internationaux, les autorités congolaises ont insisté sur la volonté du pays de dépasser son statut historique de simple fournisseur de matières premières, pour s’imposer comme un partenaire économique stratégique, capable de structurer et sécuriser des investissements de long terme.

Les échanges ont mis en évidence une orientation claire en faveur de partenariats intégrant la transformation locale des ressources, le développement industriel et le transfert de compétences. Selon les autorités, cette approche vise à maximiser l’impact économique et social des investissements, tout en renforçant la souveraineté économique du pays.
La délégation congolaise a également souligné que la transformation industrielle de l’économie ne peut être dissociée de la consolidation des piliers structurants que sont l’énergie, les infrastructures et la sécurité. Les projets présentés à Davos s’inscrivent ainsi dans une logique intégrée, destinée à soutenir durablement la productivité et la compétitivité de l’économie congolaise.
S’agissant du secteur minier, les autorités ont mis en relief les réformes engagées pour rompre avec un modèle où l’essentiel de la valeur ajoutée était capté à l’étranger. Les priorités portent notamment sur la transformation locale des minerais, l’encadrement renforcé de l’exploitation artisanale, ainsi que l’amélioration de la gouvernance, de la traçabilité et de la transparence. L’objectif affiché est de faire du secteur minier un levier de développement inclusif et durable.
En parallèle des travaux officiels, la soirée « DRC – Heart of Africa » a réuni partenaires institutionnels, investisseurs et acteurs économiques autour de la diplomatie économique congolaise. Cette rencontre a servi de cadre à un dialogue axé sur les opportunités d’investissement productif, conditionnées à une logique de création de valeur sur le territoire congolais.

À Davos, la RDC a ainsi utilisé les plateformes de dialogue non comme une simple vitrine, mais comme un appel à des partenariats alignés sur ses priorités stratégiques, notamment la paix durable dans la région des Grands Lacs, considérée comme un préalable à toute transformation économique.
Par sa participation au Forum économique mondial de Davos 2026, la République démocratique du Congo réaffirme sa volonté de contribuer activement aux réponses globales en matière de paix, de climat, de transition énergétique et de transformation structurelle des économies africaines.
DosEco