Les activités minières et de commercialisation de certaines entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère ont repris de manière partielle et temporaire dans la province du Haut-Katanga. Cette reprise fait suite à la levée conditionnelle de la mesure de suspension décidée par le ministre des Mines, Louis Watum, à l’encontre de plusieurs opérateurs de la filière.
Dans un communiqué signé par son directeur de cabinet, le ministre des Mines précise que cette levée partielle concerne exclusivement les entités de traitement localisées dans le Haut-Katanga, sous réserve du respect strict des prescriptions administratives, techniques et de traçabilité qui seront notifiées aux opérateurs concernés. La décision s’adresse également aux acteurs de l’exploitation artisanale.
Selon le document officiel, chaque entité bénéficiaire disposera d’un délai de 72 heures à compter de la publication du communiqué pour recevoir une notification détaillant les mesures correctives à mettre en œuvre, ainsi que les éventuelles pénalités financières prévues par la législation en vigueur.
À titre exceptionnel, la société Luilu Resources, implantée dans la province du Lualaba, bénéficie également d’une levée partielle et momentanée de la suspension. Elle demeure toutefois soumise aux mêmes exigences administratives, techniques et de traçabilité, qui lui seront notifiées dans les délais impartis.
Cette décision s’appuie sur les conclusions préliminaires des travaux d’une commission de contrôle de conformité mise en place par le ministère. Cette commission avait pour mission d’évaluer le respect des normes prévues par le Code et le Règlement miniers, dans un contexte de restructuration et d’assainissement de la chaîne d’approvisionnement du secteur minier artisanal.
Les travaux, organisés en trois sous-commissions — administrative et juridique, technique, ainsi que traçabilité et conformité — ont néanmoins révélé plusieurs manquements aux dispositions réglementaires en vigueur. Ces constats justifient le caractère temporaire et réversible de la levée de la suspension.
Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la gouvernance du secteur minier, en garantissant le respect des principes de diligence raisonnable et du Manuel national de traçabilité, notamment dans la filière stratégique du cuivre et du cobalt.
Prince OKENDE