Le gouvernement a mobilisé près de 194 millions de dollars en 2025 grâce à une réforme de la dépense fiscale liée à l’importation des produits pétroliers finis, selon un communiqué du ministère des Finances publié le 20 janvier 2026.
D’après le ministère, les recettes pétrolières ont progressé de près de 1 700 % après la suppression des exonérations accordées aux entreprises minières et à leurs sous-traitants. Elles sont passées d’une moyenne mensuelle de 4,43 milliards de francs congolais (environ 2 millions de dollars) entre janvier et juillet 2025 à 78,5 milliards de francs congolais entre août et décembre de la même année. Sur l’ensemble de l’exercice, les recettes ont atteint 423,6 milliards de francs congolais, soit près de 194 millions de dollars.
« Grâce à cette réforme menée de manière solidaire par le gouvernement, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a considérablement amélioré le niveau des recettes mobilisées », souligne le ministère des finances. Les recettes douanières ont ainsi atteint 6 848 milliards de francs congolais (environ 3,13 milliards de dollars) à fin décembre 2025, contre 6 280 milliards de francs congolais (2,87 milliards de dollars) prévus dans le Plan de trésorerie 2025, soit un taux de réalisation de 109 %.
Il convient de souligner que la dépense fiscale pétrolière avait atteint 1,6 milliard de dollars en 2022, puis 1,1 milliard de dollars en 2023, représentant en moyenne 15 % des recettes courantes de l’État sur ces deux années. Ce niveau élevé de subventions et d’exonérations avait fortement réduit les ressources publiques, conduisant le gouvernement à engager une réforme.
La Loi de finances 2025 a ainsi exclu de toute subvention et exonération fiscale les carburants terrestres et d’aviation — notamment l’essence, le kérosène, le gasoil, le fuel, le pétrole lampant et le GPL — destinés à l’activité minière ou cédés aux entreprises minières et à leurs sous-traitants. Cette mesure a été rendue opérationnelle par un arrêté interministériel signé le 2 mai 2025 par les ministres de l’Économie nationale, des Finances et des Hydrocarbures.
La réforme est entrée en vigueur à partir de fin juillet 2025, avec la mise en place d’une structure de prix spécifique aux carburants du secteur minier, principalement dans le sud et l’est du pays. En parallèle, le ministère des Finances a suspendu certaines exonérations à l’importation, tandis que celui des Hydrocarbures a renforcé les contrôles et les mécanismes de traçabilité.
David Mbuta, Stagiaire